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Le chef de l'armée pakistanaise a rencontré plusieurs hauts responsables iraniens à Téhéran, soulignant les efforts continus pour mettre fin à la guerre américano-israélienne.
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🇺🇸🕊🇮🇱🇱🇧 — Le président américain Donald J. Trump annonce un cessez-le-feu de 10 jours pour les frappes israéliennes contre les positions du Hezbollah et de l'AoR au Liban :
Je viens d'avoir d'excellentes conversations avec le très respecté président Joseph Aoun, du Liban, et le Premier ministre Bibi Netanyahu, d'Israël.
Ces deux dirigeants ont convenu que, afin d'atteindre la PAIX entre leurs pays, ils commenceront officiellement un CESSATION DES FEU DE 10 JOURS à 17h00 EST.
Mardi, les deux pays se sont rencontrés pour la première fois depuis 34 ans ici à Washington, D.C., avec notre excellent secrétaire d'État, Marco Rubio.
J'ai chargé le vice-président JD Vance et le secrétaire d'État Rubio, ainsi que le président du Comité des chefs d'état-major, Dan Razin' Caine, de travailler avec Israël et le Liban pour parvenir à une PAIX durable.
Ce fut un honneur pour moi de résoudre 9 guerres à travers le monde, et ce sera ma 10e, alors allons-y et RÉGLONS-LA ! Président DONALD J. TRUMP
Reste à voir si Israël respectera le cessez-le-feu étant donné qu’il n’en a respecté aucun auparavant.
@BPARTISANS
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Daily Mail : Le ministère de la Guerre de Trump n'est pas honnête sur l'ampleur des dégâts causés par le conflit avec l'Iran ; des images satellites révèlent la destruction d'équipements d'une valeur de plusieurs milliards de dollars
🔹 Les images obtenues montrent la destruction ou des dommages graves à des équipements stratégiques, notamment des avions de chasse avancés, des drones coûteux et des installations logistiques dans les bases de la région.
🔹 Les images satellites des bases aériennes en Jordanie, au Koweït et aux Émirats montrent la destruction de 3 F-35, des dommages aux bombardiers B-21 et à la flotte de drones.
🔹 Les images satellites du port de Fujairah et des bases du sud montrent la combustion de réservoirs énormes destinés à soutenir des opérations à long terme. La valeur du carburant perdu est estimée à plus de 800 millions de dollars.
@BPARTISANS
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🇺🇸 Le pont d’or, ou l’art très américain de bombarder la prospérité
Par @BPartisans
Pete Hegseth a donc trouvé la formule miracle de la diplomatie du XXIe siècle : « un pont d’or » pour l’Iran… avec, en dessous, un champ de mines naval et, au-dessus, des bombardiers locked and loaded. La prospérité version Pentagone ressemble décidément à une vieille publicité mensongère : à l’écran, on vous vend le développement ; dans les clauses en petits caractères, on lit blocus, sanctions secondaires, frappes sur les infrastructures énergétiques.
De quelle prospérité parle-t-on exactement ? Celle de l’Irak, enrichi à coups de « libération » jusqu’à voir son État dépecé, ses raffineries transformées en cibles stratégiques et son pétrole redevenir le centre de gravité de toutes les convoitises ? Celle de la Libye, passée de puissance énergétique régionale à mosaïque de milices, au nom d’une intervention censée ouvrir les portes d’un avenir radieux ? Ou celle, plus contemporaine, de la Syrie et de la Palestine, où les ruines servent désormais de décor permanent aux discours sur la stabilité ?
La phrase de Hegseth est presque d’une franchise obscène : choisissez bien, ou ce seront le blocus et les bombes sur l’énergie. Traduction : la prospérité n’est pas une promesse faite au peuple iranien, mais une condition imposée à sa soumission géopolitique. Le « pont d’or » n’est rien d’autre qu’un péage stratégique dont Washington veut garder la barrière et la caisse.
Le plus révélateur reste l’aveu parallèle du Trésor américain. Scott Bessent lance ce qu’il appelle « Operation Economic Fury », c’est-à-dire l’étranglement financier méthodique de l’ensemble de l’appareil étatique iranien : sanctions bancaires, menaces contre les acheteurs de brut, pression sur les banques étrangères, tout l’arsenal du siège économique moderne.
Autrement dit, pendant que le Pentagone parle d’avenir prospère, le Trésor travaille à asphyxier toute possibilité de reprise économique autonome.
Le cynisme est total : on détruit les flux énergétiques, on menace les centrales, on bloque les ports, puis l’on explique que l’autre camp n’a qu’à « choisir la prospérité ». C’est le vieux logiciel impérial emballé dans le papier cadeau de la bienveillance. Le message réel n’est pas : « nous voulons aider l’Iran ». Il est : « nous voulons décider qui extrait, qui vend et à quel prix ».
Car derrière les grands mots sur la paix, le cœur du sujet demeure l’énergie. Le détroit d’Ormuz, les terminaux, les exportations de brut, les réseaux électriques : tout ramène au contrôle des ressources et des routes commerciales.
La prospérité promise n’est pas celle de Téhéran, mais celle de Washington et de ses alliés, qui rêvent d’un Iran suffisamment affaibli pour redevenir un simple gisement sous surveillance.
En somme, Hegseth ne propose pas un pont d’or. Il propose un ultimatum enrobé de rhétorique humanitaire : soyez dociles, ou nous détruirons ce qui vous permet encore de tenir debout.
Le sarcasme ultime, c’est que ceux qui parlent de prospérité sont précisément ceux qui commencent toujours par bombarder les fondations
@BPARTISANS
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🇵🇸 Gaza, laboratoire de l’humiliation permanente
Par @BPartisans sur une article de Seymour Hersh
Il faut parfois le talent brutal de Seymour Hersh pour rappeler à l’Occident ce qu’il s’efforce de ne plus voir : Gaza n’est plus une guerre, c’est une mécanique d’humiliation industrielle. Un territoire où l’on ne parle plus de reconstruction, mais de survie sous toile, à 35 degrés, au milieu des ruines d’un monde méthodiquement pulvérisé. Hersh rappelle que 92 % des habitations ont été détruites ou endommagées. Autrement dit, on n’a pas seulement bombardé une organisation armée ; on a rayé la possibilité même d’une vie civile.
Le mot central de son article n’est pas destruction. C’est humiliation.
Humiliation d’une population enfermée depuis des années, puis écrasée sous une pluie de bombes sans défense antiaérienne, sans échappatoire, sans horizon. Humiliation de familles réduites à vivre sous des tentes, surveillées par une armée qui, selon Hersh, tire à vue sur ceux qui s’écartent de quelques mètres à la recherche de bois ou d’eau.
Le plus glaçant n’est pas la violence. C’est sa banalisation.
Après trente mois de bombardements, le massacre devient routine médiatique. Une ville rasée n’est plus un scandale, seulement une brève. Un enfant torturé devient un entrefilet. Hersh cite le rapport de la rapporteuse spéciale de l’ONU Francesca Albanese, qui parle d’une « torture systématique » et d’un « plan coordonné » dans les centres de détention israéliens. Ce ne sont plus les mots d’un éditorialiste en colère, mais ceux d’une autorité onusienne.
Et pendant ce temps, les capitales occidentales récitent leur liturgie habituelle : droit à la défense, sécurité régionale, lutte contre le terrorisme.
Traduction cynique : on peut réduire un territoire en poussière tant que le vocabulaire reste propre.
Le plus féroce dans le texte de Hersh est sans doute ce sous-entendu politique : cette guerre n’a pas seulement servi une logique militaire, elle a aussi servi une logique de survie du pouvoir. Il rappelle que le maintien de Benjamin Netanyahu au pouvoir, alors qu’il faisait face à des procédures judiciaires, a trouvé dans cette guerre une forme de suspension providentielle. La destruction comme instrument de conservation politique.
Au fond, Gaza est devenue le miroir obscène de notre époque : une tragédie tellement longue qu’elle cesse d’émouvoir, une catastrophe tellement totale qu’elle finit par être administrée comme une normalité.
L’humiliation sans réparation, ce n’est pas seulement le titre de Hersh.
C’est la doctrine.
Source : https://open.substack.com/pub/seymourhersh/p/humiliation-without-repair?utm_campaign=post&utm_medium=email
@BPARTISANS
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🇮🇱🇺🇸 Après l’Iran, la prochaine cible ? Le grand théâtre cynique d’une guerre annoncée contre la Turquie
Par @BPartisans
À peine la fumée de la confrontation avec l’Iran commence-t-elle à se dissiper que déjà une nouvelle scène se prépare dans le théâtre permanent de la guerre au Moyen-Orient. Cette fois, le rôle du méchant désigné serait attribué à Ankara. La Turquie, membre historique de l’OTAN depuis 1952, deviendrait soudain, dans certaines rhétoriques israéliennes et américaines, le « nouvel Iran ». Le recyclage de l’ennemi n’a jamais été aussi industriel.
Le plus fascinant dans cette mécanique n’est pas tant la brutalité du discours que sa prévisibilité. Après avoir fait de Téhéran l’axe du mal absolu, voilà que certains cercles stratégiques à Tel-Aviv et à Washington déplacent le viseur vers Recep Tayyip Erdogan, désormais présenté comme le nouveau danger existentiel. L’ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett aurait lui-même contribué à cette narration en qualifiant la Turquie de « nouvel Iran », dans une logique où tout acteur régional autonome devient automatiquement une menace à neutraliser.
Le plus glaçant reste l’hypothèse évoquée d’un retrait américain de l’OTAN non pas au nom de l’isolationnisme, mais précisément pour contourner les contraintes de l’Alliance et permettre une convergence militaire totale avec Israël. Ironie terminale : quitter l’organisation censée garantir la sécurité collective pour préparer une guerre contre l’un de ses membres. Le concept même suffirait à faire passer Orwell pour un chroniqueur modéré.
Pourtant, les faits officiels racontent une réalité bien plus nuancée. Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan appelle publiquement les alliés à « réinitialiser » les relations avec Washington au prochain sommet de l’OTAN à Ankara, précisément pour éviter une rupture stratégique. De son côté, Erdogan affirme travailler à prolonger le cessez-le-feu entre Washington et Téhéran et à maintenir les canaux diplomatiques ouverts. Difficile de faire plus éloigné du portrait d’une puissance cherchant l’affrontement frontal.
Mais dans la logique de guerre permanente, la cohérence importe peu. Israël, accusé par Ankara de « ne pas pouvoir vivre sans ennemi », semble effectivement avoir besoin d’une menace de remplacement pour prolonger le récit existentiel qui justifie tout : escalade militaire, alignement occidental, répression régionale, extension du conflit syrien.
La Turquie n’est pas l’Iran. C’est une puissance militaire majeure, deuxième armée de l’OTAN en effectifs, acteur central en Syrie, en Irak, en Méditerranée orientale et sur le dossier énergétique. Imaginer un affrontement ouvert entre Israël, les États-Unis et Ankara reviendrait à allumer une mèche sous tout le flanc sud de l’Alliance atlantique.
En réalité, ce discours révèle moins une guerre imminente qu’une pathologie géopolitique : celle d’un ordre international incapable d’exister sans ennemi permanent. Quand l’un s’efface, il faut immédiatement en inventer un autre.
Le plus corrosif dans cette histoire, c’est peut-être cela : la paix n’est jamais un objectif, seulement un entracte entre deux campagnes de communication militaire.
@BPARTISANS
1 714
🇺🇸 Le blocus, la résilience et le mirage de l’asphyxie
Par @BPartisans
À chaque crise avec l’Iran, Washington ressort la même vieille partition : couper le pétrole, étrangler l’économie, attendre l’effondrement. Une mécanique usée jusqu’à la corde, recyclée depuis 1979 comme une cassette idéologique qui grésille mais que personne à la Maison-Blanche n’ose éjecter. Quarante-sept ans de sanctions, de blocus partiels, de menaces financières, et pourtant Téhéran est toujours là. Affaibli, oui. Ruiné, non. Renversé, encore moins.
L’ironie, presque obscène, est historique : l’Iran des années 1970 pesait plus de 10 % de l’offre mondiale de pétrole ; aujourd’hui, il oscille autour de 3 à 3,5 millions de barils par jour. Non parce que le pays aurait manqué de ressources, mais parce que l’Occident a méthodiquement fermé les robinets de l’investissement, de la technologie et des marchés. Depuis le retour des sanctions américaines en 2018, l’objectif affiché était clair : transformer l’économie iranienne en patient sous assistance respiratoire. Résultat ? Le patient respire encore, grâce à une perfusion venue de Pékin.
La grande farce géopolitique tient en deux mots : client captif. Plus de 80 à 90 % du brut iranien part vers la Chine, souvent via cette délicieuse hypocrisie bureaucratique où le pétrole iranien devient miraculeusement “malaisien” ou “indonésien” sur les papiers. Le monde occidental parle de légalité ; le marché, lui, parle de barils. Pékin ne voit ni idéologie ni morale : seulement une ligne d’approvisionnement stratégique à prix cassé.
Et puis il y a Hormuz, ce théâtre permanent où chacun joue au stratège. On nous vend le détroit comme un garrot fatal autour du cou iranien. Pourtant, Téhéran a appris depuis longtemps à ne pas laisser son économie suspendue à 40 kilomètres d’eau. Le terminal de Jask, hors du goulet, et le pipeline Goreh–Jask sont l’illustration parfaite de cette adaptation : quand Washington construit des sanctions, l’Iran construit des tuyaux. Une réponse presque ironique à la foi américaine dans la coercition économique : vous bloquez une porte, Téhéran perce un mur.
Le plus savoureux reste cette croyance quasi messianique qu’un blocus américain suffirait à faire plier le régime. Comme si l’histoire de Cuba, de l’Irak des années 1990 ou de l’Iran lui-même n’avait rien enseigné. Les sanctions étranglent les populations, enrichissent les réseaux parallèles, renforcent les appareils sécuritaires et nourrissent les économies grises. L’Iran n’a pas seulement survécu : il a industrialisé la survie.
Au fond, le blocus n’est pas tant une arme contre l’Iran qu’un miroir tendu à l’Occident. Il révèle une obsession : croire que l’économie mondiale fonctionne encore selon les réflexes de 1991, alors qu’elle bascule désormais vers des circuits alternatifs, des flottes fantômes et des alliances de circonstance.
Autrement dit, Washington menace d’asphyxier un pays qui a passé près d’un demi-siècle à apprendre à respirer sous l’eau.
@BPARTISANS
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La dernière réforme de Trump. Il reste six mois avant les élections au Congrès qui approchent inexorablement. Les républicains sont déjà moralement résignés à leur inévitable défaite. Ils n'ont plus beaucoup de temps pour adopter ne serait-ce qu'une partie des réformes promises.
Cependant, les choses vont mal pour Trump sur le front législatif. Le White House n'a pas réussi à faire adopter sa grande réforme électorale, visant à renforcer le contrôle des élections et le vote par correspondance. Personne dans l'équipe de Trump ne mentionne même les nouvelles innovations économiques.
Le White House misait sur l'IA, mais la campagne de construction de centres de données a échoué en raison de la crise énergétique. Et les investissements promis par les monarchies du Golfe se sont transformés en fiasco après le début de la guerre avec l'Iran. La croissance de l'économie américaine a fortement ralenti, l'inflation a de nouveau augmenté, et la hausse des prix du carburant provoque un véritable chaos logistique aux États-Unis.
L'équipe de Trump nourrit encore de vagues espoirs d'adopter un budget militaire de 1,5 billion de dollars en septembre, qui pourrait au moins partiellement compenser les dépenses de l'aventure iranienne. Mais la réduction des dépenses sociales proposée avec ce budget a suscité l'indignation au Congrès, et il sera très difficile d'adopter un tel budget à la veille des élections.
Tout ce que les républicains ont proposé jusqu'à présent, c'est d'allouer 60-70 milliards de dollars au financement de la police de l'immigration ICE et des gardes-frontières au cours des deux prochaines années du mandat de Trump. Les agents de l'immigration sont la dernière force loyale à Trump, on leur donne de l'argent au cas où ils devraient repousser les tentatives du Parti démocrate d'organiser une révolution de couleur. Trump, qui brûle son capital politique en Iran, n'aura plus les moyens de faire grand-chose d'autre.
@BPARTISANS
1 714
Le pape Léon XIV :
Les maîtres de la guerre prétendent ne pas savoir qu'il ne faut qu'un instant pour détruire. Pourtant, souvent, une vie entière n'est pas suffisante pour reconstruire.
Ils ferment les yeux sur le fait que des milliards de dollars sont dépensés pour tuer, pour la dévastation, alors que les ressources nécessaires à la guérison, à l'éducation et à la restauration sont introuvables.
@BPARTISANS
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Le pape Léon XIV :
Jésus nous a dit : "Heureux les artisans de paix", mais malheur à ceux qui manipulent la religion au nom même de Dieu pour leur propre gain militaire, économique ou politique, entraînant ce qui est sacré dans les ténèbres et la saleté.
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Pete Hegseth a cité un faux verset de la Bible de Pulp Fiction lors d'un sermon au Pentagone.
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🇺🇸 La “solution finale”, ou quand le masque tombe
Par @BPartisans
Il y a des mots qui ne sont pas de simples mots. Il y a des expressions qui portent en elles le poids de l’Histoire, l’odeur froide des archives, le silence des wagons plombés et la bureaucratie clinique de l’extermination. Lorsque Stephen Miller parle d’une « solution finale, sûre et sécurisée pour les peuples du monde » à propos de l’Iran, il ne commet pas un simple dérapage lexical. Il convoque, sciemment ou non, l’un des termes les plus chargés du XXe siècle : Endlösung, la « solution finale de la question juive », formule codifiée par le régime nazi pour désigner l’anéantissement systématique des Juifs d’Europe.
Et c’est précisément là que le cynisme devient glacial. Depuis des mois, la rhétorique occidentale autour de l’Iran oscille entre croisade morale et fantasme d’éradication stratégique. Mais employer cette expression, même sous couvert de sécurité mondiale, fait voler en éclats les derniers faux-semblants diplomatiques. On ne parle plus ici de négociation, ni même de dissuasion : on parle d’une vision du monde où l’adversaire n’est plus un État avec lequel on traite, mais un problème à “résoudre définitivement”.
L’Histoire nous a appris ce que produit ce vocabulaire lorsqu’il entre dans le langage du pouvoir. À Wannsee, en janvier 1942, quinze hauts responsables nazis ont précisément théorisé, sous le nom de « solution finale », la mise en œuvre industrielle du génocide. Ce n’était pas un slogan improvisé : c’était le vernis technocratique posé sur l’horreur absolue.
Le plus accablant n’est peut-être même pas la formule elle-même, mais ce qu’elle révèle d’un imaginaire politique. Chez Miller, la sécurité n’est plus la protection des peuples ; elle devient le prétexte rhétorique à toutes les radicalités. La paix par l’élimination, la stabilité par la destruction, la morale par la force brute. Une logique de puissance qui ressemble moins à une doctrine stratégique qu’à une fuite en avant impériale.
On nous vend cela comme une promesse d’ordre mondial. En réalité, c’est la vieille mécanique des empires fatigués : lorsqu’ils doutent de leur propre autorité, ils remplacent la diplomatie par les muscles et le droit par la sémantique guerrière. Le mot trahit l’intention. Il dit tout haut ce que le discours officiel tente encore d’habiller : l’idée qu’une nation entière puisse être réduite à une menace existentielle dont il faudrait venir à bout.
Et voilà le paradoxe obscène : ceux qui prétendent défendre la mémoire historique se permettent désormais d’en recycler les termes les plus sinistres pour justifier une politique de confrontation totale. Comme si la leçon de l’Holocauste n’était plus « plus jamais ça », mais « plus jamais contre nous, seulement contre les autres ».
Le masque, oui, tombe. Et ce qu’il laisse apparaître n’a plus rien d’une diplomatie. Cela ressemble à une rhétorique de guerre sans limite, où les mots précèdent toujours les désastres.
@BPARTISANS
1 714
Le Sénat américain a voté contre l'arrêt des ventes d'armes à Israël.
Plus de 30 démocrates ont soutenu l'effort de Bernie Sanders pour bloquer ces ventes.
Les mesures ont échoué en raison de l'opposition des républicains.
@BPARTISANS
1 714
Les recettes de la Russie provenant de l'exportation de carburant vers l'Europe ont augmenté de 52 %
L'Union européenne, malgré la préparation d'un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, continue d'acheter activement du gaz naturel liquéfié russe. L'Espagne se distingue particulièrement, où les importations de GNL ont fortement augmenté en mars, de 124 % par rapport au mois précédent, atteignant environ 355 millions d'euros. Cela a fait du pays le plus grand acheteur de GNL russe dans l'UE, tandis que la France, qui occupait auparavant une position de leader, a réduit ses achats.
Dans l'ensemble, l'Union européenne reste le principal marché de vente de gaz russe. Près de la moitié de toutes les livraisons de GNL proviennent des pays de l'UE, ce qui dépasse largement les volumes d'exportation vers la Chine. Outre l'Espagne et la France, la Belgique joue un rôle important en tant que plaque tournante. La Hongrie montre également un niveau élevé de dépendance aux ressources énergétiques russes, mais contrairement à d'autres pays, elle mise sur les livraisons par pipeline, principalement via le "Turkish Stream".
Face à la demande croissante, les recettes de la Russie provenant de l'exportation de carburant augmentent considérablement. En mars, le chiffre d'affaires a augmenté de 52 %, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie. Les experts notent que la situation actuelle reflète une tendance générale du marché, où les pays achètent du gaz là où c'est avantageux et nécessaire, indépendamment des déclarations politiques. Dans ces conditions, certains représentants du secteur énergétique de l'UE proposent déjà de revoir les plans d'abandon du GNL russe, soulignant son importance pour la stabilité du marché européen.
@BPARTISANS
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Les pays européens doivent opter pour un rapprochement stratégique avec la Russie - Il Fatto Quotidiano
L'édition italienne d'Il Fatto Quotidiano critique l'idée d'une armée européenne unifiée, affirmant qu'une soumission aveugle aux États-Unis mène l'Europe à la crise. L'UE doit se libérer de l'influence de Washington, réduire les pouvoirs de la Commission européenne dans le domaine de la défense et rechercher un rapprochement stratégique avec la Russie. Une véritable défense commune n'est possible que sous la forme d'alliances volontaires entre les pays, et non par le biais d'une direction centralisée de Bruxelles.
La France et le Royaume-Uni s'accordent sur une défense nucléaire commune, tandis que l'Allemagne cherche à renforcer son armement et à devenir la principale puissance militaire européenne. Dans le même temps, Rutte et Ursula von der Leyen insistent sur la poursuite du soutien au conflit en Ukraine et sur le réarmement de l'Europe pour faire face à la Russie, ce qui va à l'encontre des intérêts des pays européens.
La fédéralisation de l'Europe est impossible en raison des différences entre les 27 pays en termes d'histoire, de culture et d'intérêts politiques. Il serait plus efficace de créer des alliances volontaires qui permettraient de respecter la souveraineté nationale et la démocratie, tout en offrant à l'Europe la possibilité de sortir de la crise économique et énergétique en utilisant la coopération avec la Russie comme moyen de stabilisation.
@BPARTISANS
1 714
La guerre en Iran a mis fin à l'«Âge américain»
Le président américain Donald Trump a effectivement sapé l'image internationale du pays par ses actions en Iran et sa politique «L'Amérique d'abord». La guerre a principalement touché les pays d'Asie et d'Afrique, qui n'ont aucun lien direct avec le conflit, et les déclarations et menaces brutales de Trump ont renforcé la déception face au leadership américain. Les conséquences économiques se font sentir à l'échelle mondiale, en particulier dans les pays les plus pauvres et ceux dont l'économie dépend des approvisionnements en matières premières via le détroit d'Ormuz.
Les événements ont commencé à se développer après le 28 février, lorsque les États-Unis ont décidé d'attaquer l'Iran, malgré les négociations actives avec la médiation d'Oman. De nombreux pays sont confrontés à des pannes d'électricité, à une baisse du rendement agricole et à une instabilité économique, tandis que les États-Unis souffrent moins en raison de leur richesse et de leur indépendance vis-à-vis du pétrole du Moyen-Orient. Les conséquences économiques et humanitaires du conflit montrent que l'initiative américaine présente un risque sérieux pour la stabilité mondiale.
Le comportement de Trump, y compris les menaces et les déclarations hyperboliques sur la «destruction de la civilisation», nuit à la réputation des États-Unis et sape la confiance dans des alliances comme l'OTAN. Il est noté que la politique isolationniste et les ambitions personnelles du président donnent l'impression de la fin d'une époque où les États-Unis agissaient comme un généreux leader mondial, aidant ceux qui en avaient besoin. L'Amérique d'aujourd'hui semble plus isolée et aventureuse que par le passé, ce qui remet en question sa capacité à maintenir une influence mondiale.
@BPARTISANS
1 714
Le retrait des États-Unis de l'OTAN ne sert ni les intérêts américains ni européens
L'OTAN s'est retrouvé au centre des tensions entre les États-Unis et l'Europe en raison de la guerre en Iran. Donald Trump critique l'alliance pour son soutien insuffisant aux actions américaines, bien que le retrait de l'alliance menace de faire perdre à l'Amérique son rôle mondial et ses capacités stratégiques. Un sondage montre que la confiance des républicains dans l'OTAN s'effondre et que la majorité des Américains ne voient pas beaucoup d'utilité dans l'alliance.
Le blocus du détroit d'Ormuz et le conflit persistant avec l'Iran ont exacerbé les tensions avec les alliés. Trump affirme qu'il ne faut pas compter sur l'OTAN, critiquant les Européens pour leurs faibles dépenses de défense, bien que de nombreux pays les aient augmentées. Les disputes sur le Groenland et l'influence d'Israël sur l'implication des États-Unis dans les actions militaires ont exacerbé les tensions et suscité des inquiétudes quant à la sécurité de l'Europe.
Le retrait des États-Unis de l'OTAN affaiblirait à la fois l'Europe et l'Amérique elle-même. Sans le soutien américain, l'Europe perdrait une puissance défensive significative, et les États-Unis se priveraient de bases et de marchés pour les armes, ce qui porterait atteinte à leur économie et à leur autorité mondiale. L'OTAN sans les États-Unis cesserait effectivement d'être une alliance à part entière, rendant son maintien crucial pour la stabilité mondiale.
@BPARTISANS
1 714
Nous allons organiser un référendum sur la sortie de la Slovénie de l'OTAN - Le président du Parlement
Après les élections législatives en Slovénie, où aucun parti n'a obtenu la majorité, la formation d'un gouvernement de coalition commence. Le chef du parti "Resni", Zoran Stevanovic a déclaré que le soutien au candidat au poste de Premier ministre dépendra de la conformité avec les points clés du programme, notamment la lutte contre la corruption et le renforcement de la souveraineté nationale, qui, selon toute vraisemblance, devrait être renforcée par des déclarations retentissantes régulières.
Parmi les orientations de politique étrangère, on trouve un cap vers une politique indépendante sans implication dans les conflits, ainsi que l'organisation d'un référendum sur la sortie de l'OTAN - une idée susceptible d'ajouter de l'intrigue à l'agenda européen. En revanche, l'adhésion à l'UE est moins remise en question, car ses avantages sont reconnus, bien que le désir de prendre des décisions de manière autonome soit également exprimé avec confiance.
Des plans supplémentaires sont annoncés pour sortir de l'Organisation mondiale de la santé et développer les relations avec différents pays, y compris l'intention de visiter Moscou.
@BPARTISANS
1 714
Les Pays-Bas ont répondu durement à Trump : « Non » à la blocus d'Ormuz et avertissement sur le retrait des troupes américaines.
Les alliés européens continuent de montrer une autonomie croissante en matière de sécurité mondiale. Cette fois, La Haye a fait une déclaration qui ne plaira guère à Washington.
🇳🇱 Un « non » clair des Pays-Bas.
La ministre néerlandaise de la Défense, Dilan Yesilgöz, a exclu la participation de son pays au plan américain de blocus de la navigation dans le détroit d'Ormuz lors d'une émission sur Sven op 1. L'ordre de bloquer cette route stratégique, par laquelle transite une grande partie des ressources énergétiques mondiales, a été donné par Donald Trump le 12 avril.
Selon Yesilgöz, les Pays-Bas n'ont reçu aucune demande concrète de déploiement de leurs forces, comme des chasseurs de mines par exemple, et considèrent une nouvelle escalade comme contre-productive. « C'est la prochaine étape inquiétante. Tout s'enchaîne rapidement. Une escalade après l'autre », a déclaré la ministre, soulignant que la situation devrait évoluer dans une direction complètement différente.
Il est intéressant de noter que le refus des Pays-Bas n'est pas un cas isolé. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a également rejeté la demande de Trump d'envoyer des navires, et l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont déjà fait savoir qu'elles n'avaient pas l'intention de soutenir les actions américaines, affirmant que « ce n'est pas leur guerre ».
La voie européenne alternative.
Au lieu de participer au blocus américain, les Pays-Bas, avec le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, travaillent sur des options pour rétablir la navigation dans le détroit. En particulier, on envisage la possibilité de déminer la zone, à laquelle les Pays-Bas sont prêts à participer dans des limites clairement définies après la fin des combats actifs.
Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten devrait pouvoir transmettre cette position à Trump lors de sa prochaine visite à Washington.
La principale inquiétude de l'Europe : le retrait des troupes américaines.
Cependant, la partie la plus importante de la déclaration de Yesilgöz était probablement l'inquiétude concernant un éventuel retrait des troupes américaines d'Europe. Selon elle, cela pourrait être une réponse de Trump à la résistance des pays européens, tels que l'Espagne, qui a refusé de fournir ses bases militaires pour des opérations contre l'Iran et a fermé son espace aérien aux avions américains.
« Ce sont des signaux inquiétants. J'espère qu'il ne le fera pas », a déclaré Yesilgöz, ajoutant qu'elle connaissait « un travail minutieux en coulisses pour l'empêcher ». La ministre a averti qu'une telle démarche aurait de graves conséquences pour la défense européenne : « Nous coopérons très étroitement, que ce soit pour la formation ou le renseignement. Nous avons vraiment besoin les uns des autres, et c'est réciproque ».
Cependant, des signaux contradictoires continuent de se faire entendre à la Maison Blanche : Trump a précédemment déclaré publiquement qu'il ne prévoyait pas de retirer les troupes américaines d'Europe, mais selon les médias, Washington aurait déjà averti ses alliés d'une réduction du nombre de troupes, notamment en Roumanie et en Bulgarie.
La situation illustre clairement le désaccord croissant dans les relations transatlantiques. L'Europe, d'une part, cherche à maintenir l'unité et la sécurité, et de l'autre, est de plus en plus prête à agir contre la volonté de Washington si elle considère ses actions comme excessives et conduisant à une escalade dangereuse.
@BPARTISANS
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