đŽđ·đŽ HumiliĂ© par les chefs de l'AESđČđ±đ§đ«đłđȘ, le dictateur Mht Kaka invite les putschistesđŹđŒđČđŹ de seconde zone pour sauver la face
Il y a un mois, le dictateur Mahamat Kaka a sorti le grand jeu. Le fils de, l'hĂ©ritier du sang, l'usurpateur en costume de marĂ©chal achetĂ© sur mesure, le prĂ©sident qui se rĂȘvait en sauveur du Sahel, a invitĂ© les trois tĂ©nors de l'alliance des Etats du sahel (AES) Ă N'DjamĂ©na. Un sommet sur l'eau, osait-il. L'occasion de poser en chef de file de la nouvelle Afrique souverainiste.
RĂ©ponse des intĂ©ressĂ©s, le vide. Le silence. L'humiliation. Aucun des trois, le colonel Assimi GoĂŻta (Mali), le capitaine Ibrahim TraorĂ© (Burkina Faso), le gĂ©nĂ©ral Abdourahamane Tiani (Niger), n'a daignĂ© poser ses bottes dans la capitale tchadienne. Le mĂ©pris absolu. Ces hommes, qui ont versĂ© le sang pour chasser l'armĂ©e française, ne s'assoient pas avec un pantin qui court aprĂšs les bĂ©nĂ©dictions de l'ĂlysĂ©e.
Le message est assassin, avec Kaka, on ne siÚge pas. Parce que Kaka est un souverainiste de pacotille, un clown en uniforme qui fait semblant. En 2024, il a claqué la porte des accords de défense pour faire le malin. En janvier 2026, il est allé lécher les bottes de Macron à Paris, supplier qu'on lui tende la main. Un aller-retour de traßtre que les chefs de l'AES n'ont pas oublié. Eux ont rompu net. Lui veut les deux, la posture anti-française et l'argent de la Françafrique. Les vrais souverainistes ne se mélangent pas avec les demi-mesures.
Les chefs de l'AES ont flairĂ© le piĂšge. Ce "sommet sur l'eau" n'Ă©tait qu'un prĂ©texte crĂ©tin pour les attirer Ă N'DjamĂ©na et les enfermer dans l'agenda d'un dictateur dĂ©sespĂ©rĂ©. Ils ne sont pas venus. Kaka a bu la tasse tout seul, devant des camĂ©ras qui filmaient un parterre de chaises des homologues sans une assise populaire. Une humiliation en direct, une pantalonnade que mĂȘme sa propagande d'Ătat, la MRTV n'a pas rĂ©ussi Ă maquiller.
Trois semaines plus tard, pour sauver les meubles, il a conviĂ© d'autres invitĂ©s Ă la fĂȘte de l'indĂ©pendance du Tchad (11 aoĂ»t). Mais lĂ , plus de grands hommes. Plus de leaders. Il a dĂ» ratisser les fonds de tiroir,
· Le colonel MichaĂ«l Randrianirina, putschiste malgache, chef de la junte d'Antananarivo, un officier sans armĂ©e qui tient son pouvoir par la peur et la rĂ©pression, pas par la lĂ©gitimitĂ©. Le gĂ©nĂ©ral Horta N'Tam, Ă©niĂšme militaire bissau-guinĂ©en Ă se proclamer chef, un putschiste de seconde zone qui n'a mĂȘme pas le contrĂŽle de son propre aĂ©roport.
Des nababs de sous-prĂ©fecture. Des chefs sans puissance, sans aura, sans lĂ©gitimitĂ©. Des figurants que les vrais leaders de l'AES ne calculent mĂȘme pas. Des sous-putschistes invitĂ©s pour faire nombre, pour remplir les fauteuils vides laissĂ©s par les grands.
La leçon est brutale pour le dictateur Deby fils. En voulant jouer les grands frÚres du Sahel, le dictateur Kaka s'est pris une porte monumentale. Et pour ne pas paraßtre esseulé, il a accepté de s'entourer de clowns de seconde zone. Le voilà , non pas en chef de file, mais en chef de meute de la cour des petits putschistes, ceux que l'Afrique souverainiste regarde avec un sourire en coin.
Pendant que Kaka trinque avec ses nouveaux acolytes de pacotille, Randrianirina et Horta N'Tam, deux noms que personne ne retiendra, le Tchad s'effondre. La rente pétroliÚre disparaßt dans les poches du clan. Le lac Tchad se meurt. Les hÎpitaux manquent de morphine, les enfants meurent de faim, les manifestants se font matraquer dans les rues. Les opposants croupissent dans des cachots. Mais Kaka, lui, parade, serre des mains, pose pour des photos. Un dictateur qui festoie pendant que son peuple crÚve.
Le dictateur est nu. Humilié. Ridicule. Et tout le monde le voit.
Tchadensis Média