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Église catholique en France

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Saint Barnabé (+1er s.) Barnabé et chez les Orientaux, également saint Barthélémy. Joseph était, nous disent les Actes des Apôtres (4, 36-37), un lévite originaire de Chypre. Il se trouvait à Jérusalem au moment où se formait la première communauté chrétienne. Il possédait un champ qu’il vendit et dont il apporta le prix aux apôtres. Il avait compris l’appel du Christ au jeune homme riche. Les apôtres l’appelèrent « Barnabé », le fils de la consolation ou de l’encouragement. Intermédiaire secourable et efficace, c’est lui qui introduisit Paul auprès des apôtres. Il est ensuite envoyé en mission avec lui. Il prêche à Antioche, à Chypre, en Asie Mineure. Tous deux, le lévite et le pharisien, se voient accuser par les judéo-chrétiens d’Antioche, de mépriser les coutumes traditionnelles. Ils retournent consulter les apôtres à Jérusalem pour régler cette question. Au cours d’une mission à Lystres, le duo Barnabé et Paul apparaît aux habitants païens comme une incarnation des dieux mythologiques : Barnabé est Zeus à cause de sa barbe et de sa prestance, Paul est Hermès parce qu’il est celui qui parle. On a ainsi une idée imagée de l’allure qu’ils avaient. Brouillés à propos du jeune Marc (Actes 15, 36-40), ils créent deux équipes : Paul et Silas, Barnabé et Marc. On perd alors sa trace. La tradition veut que saint Barnabé ait été lapidé à Salamine, en sa Chypre natale, par des Juifs de Syrie.
Après avoir accompli toute la liturgie, il communia avec les frères à l’eucharistie des mystères. Après cela, prenant Marc à part, il lui dit : Aujourd’hui il faut que je sois consommé aux mains des juifs infidèles. Toi, tu sortiras de la ville vers l’ouest et tu trouveras mon corps. Ensevelis-le, quitte Chypre et va voir Paul. Reste avec lui jusqu’à ce que le Seigneur dispose de toi. (Actes de saint Barnabé)

Visite de Sa Béatitude, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, à la Conférence des évêques de France (CEF) 🔗 Lire l'article Dans le cadre de sa visite officielle en France du 8 au 14 juin 2026, le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem, a été reçu le 9 juin à la Conférence des évêques de France. Il était accompagné de Mgr William Shomali, évêque auxiliaire et vicaire patriarcal pour Jérusalem et la Palestine, ainsi que du Père Davide Meli, chancelier du Patriarcat latin de Jérusalem. À cette occasion, le cardinal a rencontré les membres de la plateforme Terre Sainte, qui réunit sept organisations : l’Aide à l’Église en Détresse (@AEDenFrance), le Secours Catholique, la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), le CCFD-Terre Solidaire, l’Ordre équestre du saint sépulcre de Jérusalem/France, l’Ordre de Malte et l’Œuvre d’Orient (@OeuvredOrient). Ces échanges ont permis de dresser un état des lieux de la situation en Terre Sainte, de présenter les actions déjà engagées par les diocèses et les organisations partenaires, et de recueillir les conseils du Patriarche : » Notre mission là-bas, a-t-il affirmé, n’est pas tant de trouver des solutions que d’assurer une présence chrétienne et humaine auprès de tous. » Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la décision prise par les évêques réunis en Assemblée plénière en novembre 2025, de renforcer leur soutien à la Terre Sainte à travers un engagement spirituel, fraternel et financier. Le séjour parisien du cardinal, du 8 au 10 juin, a également été l’occasion de retrouver les fidèles, les représentants des Églises orientales ainsi que divers responsables ecclésiaux, culturels et institutionnels. Le Président de la République, Emmanuel Macron a aussi remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur au cardinal Pizzaballa.

Saint Landry (+661) Landry était évêque de Paris et fondateur de l’Hôtel-Dieu. Avant son élection épiscopale, il fut peut-être fonctionnaire à la chancellerie du roi Clovis II, vers 640. Selon la tradition, il vendit ses meubles et même des vases sacrés en surnombre, pour secourir les pauvres lors d’une famine. Les Archives nationales de France conservent sa signature originale au bas de l’acte de confirmation royale d’un privilège qu’il avait accordé aux moines de Cluny. Son tombeau était un lieu de pèlerinage à Saint Germain l’Auxerrois.
Prêtez assistance au Christ, secourez le Christ, nourrissez le Christ, revêtez le Christ, accueillez le Christ, honorez le Christ. Présentons-lui notre compassion et notre miséricorde par les mains de ces malheureux que vous voyez prosternés à vos pieds, et le jour où nous quitterons ce monde, ils nous recevront dans les tentes éternelles. (Saint Grégoire de Nazianze – De l’amour des pauvres)

Saint Ephrem (+373) On appelait ce mystique « la harpe du Saint-Esprit ». Né à Nisibe (Nesaybin actuellement, en Turquie) dans la province romaine de Mésopotamie, Ephrem fut chassé de la maison par son père, païen intolérant, pour ses « fréquentations chrétiennes ». Accueilli par l’évêque du lieu dont il devint le fils spirituel selon l’historien saint Grégoire de Tours, il se convertit au christianisme à l’âge de 18 ans. Ordonné diacre, il voulut le rester par humilité. Ephrem fonda à Nisibe une école théologique de grand rayonnement. Mais à cause de l’invasion perse dans cette région, il préféra franchir la frontière et s’installer, avec son école, à Edesse, dans l’empire romain. Il fut un grand défenseur de la doctrine christologique et trinitaire dans l’Église syrienne d’Antioche. Il composa de nombreux ouvrages, commenta toute la Bible, écrivit des poèmes qui remplacèrent les chants des fêtes populaires et répondaient aux chansons des hérétiques qui répandaient ainsi leurs thèses erronées. « Dimanche et fête, évoque un compatriote, il se tenait au milieu des vierges et les accompagnait de sa harpe. Toute la ville alors se réunissait autour de lui. » Ses hymnes inaugurèrent la pratique du chant liturgique. Il est d’ailleurs considéré comme l’un des plus grands poètes de langue syriaque.
La prière, Seigneur, est comme un miroir devant ta face. Que, par elle, soient réfléchies ta beauté et ta grandeur ! Que nos pensées n’envahissent pas notre prière ! Que s’y impriment les mouvements de ton visage ; que ce miroir reproduise ta beauté ! (Prière de saint Ephrem)

Saint Médard (+560) Disciple de saint Rémi, Médard devint évêque de Vermand, près de Saint-Quentin. Son siège épiscopal ayant été détruit par les invasions barbares, il le transféra à Noyon. En 531, il accueille la reine sainte Radegonde qu’il consacre à Dieu avant d’évangéliser les Flandres. Tous les traits qu’on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Ainsi, il donnait de larges aumônes à tous les indigents, y compris les paresseux. Il ne se décida jamais à punir les chapardeurs qui venaient voler le miel de ses ruches, les œufs de ses poules et les fruits de son verger. En France, plus de 33 localités se rangent sous sa protection.
C’est le vrai Dieu qui appelle, mais l’homme doit lui répondre de telle manière qu’en dehors de tout motif humain, il s’attache tout entier au travail de l’Évangile. Cette réponse ne peut être donnée que si l’Esprit Saint y pousse et en donne la force. (Concile Vatican II – Ad Gentes 4, 5)

Quel est le sens de la Fête du Corps et du Sang du Christ ? Depuis la réforme liturgique du concile Vatican II, la Fête Dieu
Quel est le sens de la Fête du Corps et du Sang du Christ ? Depuis la réforme liturgique du concile Vatican II, la Fête Dieu est appelée « Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ ». La Fête du Corps et du Sang du Christ commémore l’institution du sacrement de l’eucharistie. Elle est un appel à approfondir le sens de l’eucharistie et sa place dans notre vie. Cette fête est la célébration du Dieu d’amour qui se révèle en donnant son corps et son sang, en se donnant à nous comme nourriture de vie éternelle. Le sens de la fête du Corps et du Sang du Christ est un peu différent de celui de la Fête-Dieu qui était plus centrée sur l’adoration de la présence réelle du Christ. Messe de la Fête du Corps et du Sang du Christ La messe de la Fête du Corps et du Sang du Christ (fête de Corpus Christi) est dite en ornement blanc. La procession a presque complètement disparu. Au cours de la messe, on est habituellement invité à communier au corps et au sang comme le Jeudi saint. On fait souvent la première communion le jour de la Fête du Corps et du Sang du Christ. Date de la Fête du Corps et du Sang du Christ La date de la Fête du Corps et du Sang du Christ (fête de Corpus Christi), comme la date de la Fête du Saint-Sacrement ou la date de la Fête-Dieu, est en principe le jeudi qui suit la fête de la Sainte-Trinité c’est-à-dire soixante jours après Pâques. Mais en France, depuis le concordat de 1801 et dans plusieurs pays, la Fête du Corps et du Sang du Christ est repoussée au dimanche qui suit la Sainte-Trinité en vertu d’un indult papal pour permettre la participation de tous les fidèles. En effet ce jeudi n’est pas un jour férié en France alors qu’il l’est dans certains pays comme la Belgique, la Suisse, certaines parties de l’Allemagne, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, l’Espagne.

La Fête-Dieu, fête du Saint-Sacrement 🔗 Lire l'article La Fête du Saint-Sacrement (2e dimanche après la Pentecôte, en 2026 :
La Fête-Dieu, fête du Saint-Sacrement 🔗 Lire l'article La Fête du Saint-Sacrement (2e dimanche après la Pentecôte, en 2026 : le 07 juin) a été instituée au Moyen Âge pour commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l’eucharistie. Quelle est l’histoire de la fête du Saint-Sacrement ? Le pape Urbain IV en 1264 rendit la fête du Saint-Sacrement obligatoire pour l’Église universelle, mais cette fête a eu de la peine à s’imposer chez les évêques et les théologiens. Puis elle est devenue une fête très populaire, très célèbre en Espagne. Elle a été supprimée dans les pays protestants, mais cependant gardée par l’Église anglicane. Cette fête était appelée fête du Corpus Christi ou Fête du Saint-Sacrement. Le nom de Fête-Dieu n’existe qu’en français. Le pape Jean XXII en 1318 a ordonné de porter l’eucharistie, le jour de la Fête du Saint-Sacrement (Fête-Dieu), en cortège solennel dans les rues et sur les chemins pour les sanctifier et les bénir. C’est à ce moment qu’apparaît l’ostensoir. Elle se répand dans tout l’occident aux XIV° et XV° siècles. Le concile de Trente (1515-1563) approuve cette procession de la Fête-Dieu qui constitue une profession publique de foi en la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. Le défilé du Saint-Sacrement est encore très populaire en Italie et en Espagne. Mais en France, la procession de la Fête-Dieu se fait rarement, sauf dans de nombreux villages du Pays Basque. Comment se déroulait une procession de la Fête-Dieu ? Pendant la procession de la Fête-Dieu, le prêtre portait l’eucharistie au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes. On abritait le Saint sacrement sous un dais somptueux porté par quatre notables. On faisait aussi une station à un reposoir, sorte d’autel couvert de fleurs. L’officiant encensait l’eucharistie et bénissait le peuple. On marchait sur un tapis de pétales de rose que des enfants jettent sur le chemin du Saint-Sacrement. Cela constituait un vrai spectacle. L’ostensoir Un prêtre portait l’eucharistie dans l’ostensoir sous un dais souvent tenu par quatre personnes. Parfois l’ostensoir était sur un char tiré par deux chevaux. Au reposoir, l’officiant encensait l’eucharistie et bénissait le peuple avec l’ostensoir. L’ostensoir est un objet liturgique destiné à contenir l’hostie consacrée, à l’exposer à l’adoration des fidèles et à les bénir. Le reposoir de la Fête-Dieu Le reposoir de la procession de la Fête-Dieu est un temps fort de l’adoration du Saint-Sacrement. Le cortège de la Fête-Dieu fait une station à un reposoir, sorte d’autel décoré ou couvert de fleurs. Au reposoir, l’officiant encense l’eucharistie et bénit le peuple avec l’ostensoir. Le reposoir peut être situé en plein air ou dans une salle. Sur le trajet il y en a parfois plusieurs. Après une station à un reposoir, on se rendait à un autre reposoir.

Bse Marie-Thérèse de Soubiran (+1889) Née à Castelnaudary, Marie-Thérèse de Soubiran désirait se faire carmélite. À vingt ans, obéissante envers son père spirituel, qui avait en tête de fonder un béguinage à Castelnaudary, elle va s’initier à ce genre de vie en Belgique. À son retour, elle fonde la congrégation de Sainte Marie du Béguinage qui, en 1863, deviendra celle de Marie-Auxiliatrice, vouée à l’éducation des enfants pauvres et au soin des malades. En 1869, entre dans la congrégation une prétendue veuve, madame Riché, qui fait profession sous le nom de sœur Marie-François de Borgia. Intrigante, elle devient assistante générale, fait déconsidérer l’humble Marie-Thérèse, prend sa place et la chasse de la congrégation. Après quelque temps de désarroi, sainte Marie-Thérèse entre dans la maison parisienne de Notre-Dame de la Charité (1874), y fait profession religieuse et y vit quinze ans, très effacée, même méprisée. Elle meurt de phtisie, ne laissant apparemment personne inconsolable. Quant à la soi-disant veuve Riché, elle gouverne la congrégation pendant quinze années alors que son mari, toujours en vie, courait partout pour la retrouver. L’imposture ne prit fin qu’en 1890. La mère Marie-François disparut sans laisser de trace et l’on commença à vénérer sœur Marie-Thérèse.
Ô richesses du moment présent, que vous êtes infinies, car vous contenez mon Dieu ! Pourquoi ne pas vous aimer ? Pourquoi ne pas me renfermer tout entière en vous ? (Notes intimes de Marie-Thérèse de Soubiran)

Saint Norbert (+1134) Évêque de Magdebourg, Norbert était un jeune noble, apparenté à l’empereur d’Allemagne, chanoine prébendé de la collégiale de Xanten, en Rhénanie, délaissant ses devoirs de clerc pour vivre à sa guise une vie bien agréable et vide. À 35 ans, la route de Wreten, en Westphalie, fut pour lui un chemin de Damas. Il y est foudroyé par une conversion subite. Délaissant ses biens, il se consacre au service de l’Église dans l’esprit de la réforme grégorienne. Fidèle à son époque, il embrasse la pauvreté et devient prédicateur itinérant dans toute l’Europe, incitant les clercs à mener la vie commune, propre à leur état. Pour enraciner cette réforme profonde des mœurs ecclésiastiques, il fonde à Prémontré, près de Laon, une communauté de chanoines réguliers alliant la pratique de leur sacerdoce séculier avec la vie régulière des moines. Nommé archevêque de Magdebourg (où les clercs, mécontents de ses réformes, tenteront de l’assassiner), il verra de son vivant la fondation d’une dizaine de communautés prémontrées à travers l’Europe.
Bienheureux, toi dont la conscience est en paix. Sans ignorer tes fautes, faiblesses et omissions, tu gardes confiance. Si ton cœur te condamne, tu sais que Dieu est plus tendre que ton cœur. (Saint Norbert)
Bienheureux, pacifique, tu es édificateur de paix entre les groupes, les classes sociales, les nations et les continents. A la place de méfiance, division, incompréhension, tu promeus respect mutuel, union, coexistence pacifique. (Saint Norbert)

Saint Boniface (+754) Ordonné prêtre en 710, le bénédictin anglo-saxon Boniface gagne la Frise en 716, où il devient l’assistant de son compatriote saint Willebrord. Puis il évangélise la Hesse, la Thuringe et la Bavière avec succès. Consacré évêque en 722, il établit son archevêché à Mayence. Retourné en Frise, il y est assassiné par des païens.
Avec l’aide divine, je resterai dans l’unité de la foi dont dépend tout le salut des chrétiens. Je ne me prêterai, sous aucune influence, à rien qui porte atteinte à l’unité de l’Eglise universelle. (Saint Boniface – Serment de fidélité au pape)
Quiconque ne sait pas ne doit pas rougir d’apprendre ce qu’il ignore. Quand il le saura, qu’il ne tarde pas à enseigner ce qu’il connaît. (Lettre de saint Boniface aux évêques de sa métropole)

Sainte Clotilde (+545) Célébrée à cette date en Île de France. Clotilde était originaire de Bourgogne et chrétienne. Donnée en mariage à Clovis, elle ne rendit pas son mari moins sanguinaire, lui qui tuait les membres de sa famille et les chefs francs qui le gênaient. Reine de France, elle fut patiente et ainsi obtint la conversion de son époux Clovis. Mais ce dont on parle moins, et c’est dommage, ce sont les épreuves de cette reine patiente, de cette épouse d’un mari irascible et de cette mère de famille qui perdit son fils premier-né et qui, plus tard, vit l’un de ses fils massacrer sa famille. Elle se retira à Tours pour être près du tombeau de saint Martin.
Je rends grâce au puissant Créateur de toutes choses qui ne m’a pas jugée indigne de voir admis dans son Royaume l’enfant né de mon sein. Cette perte ne m’a pas affectée de douleurs parce que je sais que les enfants que Dieu retire du monde, quand ils sont dans les aubes, sont nourris par sa vue. (Sainte Clotilde après la mort d’Ingomer, son premier enfant)

Saint Charles Lwanga (+1886) Charles Lwanga est un martyr de l’Église ougandaise qui était toute jeune : à peine dix ans depuis que les Pères Blancs avaient évangélisé le pays, avec l’appui du roi. Mais le roi était mort et son successeur, Mwanga, était un homme sans moralité et tyrannique. Il avait renvoyé les missionnaires de la religion étrangère. Or voici que certains de ses pages refusaient de se plier à ses désirs contre nature sous prétexte que leur baptême leur faisait un devoir de rester purs. Le roi fit arrêter ceux de ses pages qui étaient chrétiens, catholiques et protestants mêlés dans le même témoignage : une vingtaine, âgés de 13 à 30 ans, avec leur meneur, Charles Lwanga. Ils furent longuement torturés, mais sans qu’on pût les forcer à renier leur baptême. Ils furent brûlés vifs, à petit feu, sur une colline afin qu’on puisse les voir de loin, pour l’exemple. Un an plus tard, le nombre des baptisés et des catéchumènes avait plus que triplé, signe de la fécondité de leur martyre.
Quand nous avons vu les bourreaux réunis et chantant, nous avons compris que l’heure de la mort approchait. Cependant la nuit, nous avons très bien dormi. Quand quelqu’un se réveillait, il réveillait son voisin et lui disait : Soyons forts pour mourir pour Jésus-Christ. Chaque fois que nous nous réveillions, nous récitions nos prières, le Notre Père, le Je vous salue Marie. (Témoignage de Denis Kamyuka, martyr)

St Pothin et Ste Blandine (+177) L’évêque de Lyon Pothin et la jeune esclave Blandine furent victimes des persécutions de leurs temps. « La violence de la persécution a été telle, la fureur des païens contre les saints et les souffrances endurées par les bienheureux martyrs ont été si véhémentes que nous ne saurions les décrire complètement. » Ainsi commence la lettre que les Églises de Lyon et de Vienne adressèrent aux Églises d’Asie Mineure au lendemain de la persécution déclenchée par l’empereur Marc-Aurèle. Nombre de chrétiens de Lyon et de Vienne sont mis en prison. Pami eux, l’évêque de Lyon saint Pothin, le jeune Vettius qui voulait prendre la défense de ses frères, le diacre de Vienne, Sanctus, le nouveau baptisé Maturus, la petite esclave Blandine et le tout jeune Ponticus. On les livre à la haine de la population, on les torture pour les forcer à renier leur foi. Quelques-uns abjurent ; la plupart confessent leur foi au milieu des supplices. Beaucoup succombent dans la prison. Les survivants sont jetés aux fauves. C’est alors que – coup de théâtre – ceux qui avaient abjuré sont comme enfantés à nouveau à la foi par la mort de leurs frères. Ils rejettent leur abjuration, confessent à nouveau leur foi et partagent le martyre des premiers. Le martyre de Blandine frappa tous ceux qui le virent. « Après les fouets, les bêtes, le gril, elle fut mise dans un filet et livrée à un taureau. Plusieurs fois projetée en l’air par l’animal, elle n’avait plus le sentiment de ce qui se passait tant elle était prise par son espérance et son entretien avec le Christ… Les corps des martyrs furent exposés aux injures de l’air pendant plusieurs jours. Ensuite on les brûla. Les cendres furent balayées jusqu’au Rhône. » La lettre qui relate ces événements fut peut-être rédigée par saint Irénée, successeur de saint Pothin.
Impossible d’évoquer la rage des païens à notre égard et les tourments qu’on nous infligea. D’abord c’est la traque en tous lieux : maisons, forum, bains publics. Ensuite ce furent les coups, les lapidations, les spoliations, les emprisonnements. Enfin vinrent les supplices devant des foules considérables, hurlant la joie dans les amphithéâtres de la ville. (Lettre des chrétiens de Lyon aux Églises d’Asie)

Saint Justin (+165) Justin naquit à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l’ancien site de Sichem. Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées. Il est alors à la recherche de la sagesse. Il en parle dans ses « dialogues avec Tryphon » où il nous raconte sa longue quête. Il se confie à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parle pas de Dieu. Il le quitte pour un disciple d’Aristote qui ne s’intéresse qu’à ses honoraires. Les platoniciens lui offrent une doctrine solide et exaltante. Saint Justin pensait avoir trouvé ce qu’il cherchait. Mais sa rencontre avec un chrétien le fait aller plus loin : la vérité tant recherchée, seul le Christ peut la lui donner. A trente ans, devenu chrétien, il ne renie pas sa quête philosophique. Elle est, à ses yeux, une préparation de la révélation chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouve dans le Christ. Il commence alors une carrière d’enseignant, fonde des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome. C’est alors que l’empereur Marc-Aurèle commence sa grande persécution. Saint Justin refuse de sacrifier aux dieux et il est décapité.
La doctrine du Verbe ne fait ni poètes, ni philosophes, ni orateurs. Seulement d’esclaves que nous sommes, elle nous rend immortels. De l’homme, elle fait un Dieu. De cette terre, elle nous fait passer en un ciel qui transcende votre Olympe. Venez vous instruire à cette école divine. (Saint Justin – Apologies)

La Trinité 🔗 Lire l'article Le dimanche après la Pentecôte > en 2026, le 31 mai <, l’Église catholique fête la Sainte
La Trinité 🔗 Lire l'article Le dimanche après la Pentecôte > en 2026, le 31 mai <, l’Église catholique fête la Sainte Trinité. On fête la réalité mystérieuse d’un seul Dieu dans l’unité d’amour de trois personnes distinctes, égales et indivisibles, le Père, le Fils, l’Esprit. La Trinité est un mystère vivant que la foi permet d’appréhender. Ce mystère est lié à une histoire qui culmine dans celle de Jésus, « Fils unique de Dieu, conçu de l’Esprit-Saint, né de la Vierge Marie, qui a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux et est assis à la droite de Dieu ». Symbole des Apôtres « Connaître Dieu et dire quelque chose de Lui a toujours été, comme en témoigne l’histoire de la pensée, la préoccupation de l’esprit humain. La foi chrétienne, sans mépris pour cette recherche, accueille le mystère divin qui déroute la raison et la contraint à se dire que Dieu n’est jamais ce qu’elle en pense. Pourtant, la foi n’écarte pas la raison. Elle requiert son entendement à l’intérieur même de l’adhésion qu’elle donne au mystère révélé. Tant demeure actuel l’adage ancien de la foi qui cherche à comprendre ».

Réaction des évêques de France à la proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire 🔗 Lire l'arti
Réaction des évêques de France à la proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire 🔗 Lire l'article Réaction des évêques de France à la proposition de loi visant à prévenir et à lutter contre les violences dans le milieu scolaire, qui envisage de remettre en question le secret de la confession ou le contrat d’association pour l’Enseignement catholique. Cette réaction a été publiée dans Le Figaro le 29 mai 2026. La proposition de loi d’origine parlementaire visant à prévenir et lutter contre les violences en milieu scolaire, comme le projet de loi pour la protection de l’enfance porté par le gouvernement, manifestent l’intention de nos dirigeants d’engager résolument notre pays dans ces combats nécessaires et urgents. L’Eglise soutient cette intention. Elle est elle-même investie depuis plusieurs années dans un travail de vérité et mobilisée dans la lutte et la prévention contre les violences sexuelles. Néanmoins, certains articles de la proposition de loi qui sera débattue lundi en séance publique à l’Assemblée nationale remettent en cause plusieurs libertés fondamentales, comme la liberté de conscience, le secret professionnel, la liberté d’enseignement ou la liberté de culte. C’est pourquoi la Conférence des évêques de France interpelle les parlementaires à ce sujet et exprime ici sa grande préoccupation.

La Visitation de la Vierge Dans le récit de la Visitation de la Vierge, la Mère de Dieu ne pouvait contenir la joie de l’annonce qui lui avait été faite. Elle ne pouvait pas encore la partager avec Joseph qui, pour le moment, n’aurait pu la comprendre. Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle. Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère. La sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation.
Pour qu’un sermon sur la Vierge Marie porte du fruit, il faut qu’il montre sa vie réelle telle que l’Évangile nous la fait entrevoir et non pas sa vie supposée. On montre la sainte Vierge inabordable. Il faudrait la montrer imitable, pratiquant les vertus cachées, dire qu’elle vivait de foi comme nous. (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus)

Ste Jeanne d’Arc (+1431) Fille d’humbles paysans de Lorraine, Jeanne d’Arc entendit des voix mystérieuses alors qu’elle n’avait que 13 ans. Saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite pendant trois ans lui demandèrent de libérer la France et de faire sacrer le roi à Reims. A Chinon, premier prodige, le roi donne une armée à cette bergère de 16 ans, ignorante des lois de la guerre. En huit jours, au début du mois de mai, elle délivre Orléans assiégée depuis sept mois. En juillet, Charles VII est sacré roi à Reims. Après les réussites faciles, vint le temps des épreuves. Le roi abandonne Jeanne ; un an après la victoire d’Orléans en mai 1429, elle est faite prisonnière le 23 mai 1430, livrée aux Anglais, passe un an en prison, courageuse, héroïque dans sa pureté devant les tentatives des soldats. Sous prétexte qu’elle s’habille en homme, elle est condamnée comme hérétique. Seule lui reste la foi, pas même la communion qui lui est refusée. Elle meurt brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431.
Mes voix me disent : « Prends tout en gré, ne te chaille de ton martyre, tu t’en viendras enfin au Royaume de Paradis. » Cela, mes voix me le disent simplement et absolument. C’est à savoir sans faillir. J’appelle cela martyre pour la peine et adversité que je souffre en prison et ne sais si j’en souffrirai de plus grande. Mais je m’en rapporte du tout à Notre Seigneur. (Sainte Jeanne, durant son procès)

Ste Ursule Ledochowska Ursule Ledochowska connut une Europe déchirée par les guerres et les frontières. Elle naquit en Pologne et fit ses études chez les Ursulines de Cracovie. Elle fonde à Pniewy près de Poznan, quelques années plus tard, une nouvelle congrégation religieuse, les « Ursulines du Cœur de Jésus » pour rayonner l’Évangile. À 42 ans, elle part à Saint-Pétersbourg pour y exercer son apostolat. En 1914, obligée de quitter la Russie, elle continue en Scandinavie et elle est appelée à Rome par le pape pour y établir sa congrégation. C’est dans la Ville éternelle qu’elle conclut son existence terrestre.
Accorde-nous de donner aux mots leur véritable sens. Prodigue la lumière à notre esprit, la beauté de l’expression à notre style. Établis notre foi dans la vérité. Accorde-nous de dire ce que nous croyons, selon le devoir qui nous incombe après avoir appris des prophètes et des apôtres que tu es un seul Dieu le Père et qu’il y a un seul Seigneur, Jésus Christ. (Saint Hilaire de Poitiers)