Aujourd'hui, ce dimanche 19 juillet 2026, correspond à l'an 6263, le premier jour de l'année selon le calendrier africain.
Le calendrier africain est, pour le cadre Deux Heures Pour Nous, Deux Heures Pour Kamita, le processus scientifique le plus abouti. Nous ne l'affirmons pas parce que nous avons la peau noire ou parce que nous sommes en Afrique. Cela aurait pu être l'œuvre de n'importe quel autre peuple. Ce que nous recherchons, c'est une restitution fidèle de l'héritage intellectuel propre à chaque civilisation.
En ce qui concerne le calendrier, nous constatons que, dès 4236 avant Jésus-Christ, il existait déjà le système orthonormé de mesure et de répartition du temps. C'est cela, un calendrier : une manière de répartir le temps selon des repères précis. Cette répartition ne relève pas du hasard ; elle s'appuie sur des observations et des éléments scientifiques.
Ainsi, dans l'Égypte antique, où ce calendrier a pris forme, les anciens ont utilisé un cycle de 1 460 ans afin de s'assurer que le calendrier élaboré ne soit pas le fruit du hasard, mais un système scientifiquement fondé et difficilement contestable. Un tel travail n'a pas été réalisé par une seule génération. Il est le résultat d'un effort collectif, transmis de génération en génération, chacune poursuivant l'œuvre de la précédente pour aboutir à un système scientifique parmi les plus solides de l'histoire de l'humanité.
Dans Civilisation ou Barbarie, le Pr Cheikh Anta Diop – que nous considérons comme le plus grand savant africain du XXᵉ siècle – évoque cette question. On se me demande même si les Africains mesurent pleinement son importance. Bien souvent, on cite comme grands penseurs des auteurs européens tels que Voltaire, Victor Hugo ou Rousseau, alors que Cheikh Anta Diop a apporté une contribution scientifique majeure.
Pour illustrer le caractère scientifique du calendrier égyptien, Otto Eduard Neugebauer affirme, dans un ouvrage publié en 1962, Exact Science and Antiquity, qu'il s'agit du « seul calendrier véritablement intelligent ayant jamais existé dans l'histoire de l'humanité » (page 354). Nous ne racontons pas des fables ni ne cherchons à glorifier notre passé de manière aveugle. Notre objectif est de contribuer à la restitution de la vérité historique.
Selon cette tradition, dès 4236 avant Jésus-Christ, l'année était connue comme un cycle de 365 jours. La semaine comptait 10 jours, contrairement à la semaine actuelle de sept jours. Cette organisation permettait que la fin de l'année coïncide réellement avec la fin des cycles annuels, mensuels et hebdomadaires.
À l'inverse, dans le calendrier grégorien, une nouvelle année peut commencer alors qu'une semaine entamée l'année précédente n'est pas encore achevée. Cette organisation ne respecte pas pleinement certaines logiques mathématiques. Les anciens Égyptiens avaient donc adopté une semaine de dix jours : chaque mois comptait 30 jours, soit trois semaines de dix jours. L'année était organisée en trois saisons, chacune comprenant quatre mois, soit un total de douze mois. Il était également établi que la journée durait 24 heures.
La journée ne s'arrête pas lorsque le soleil disparaît. L'absence de lumière solaire en un lieu ne signifie pas que le cycle de la journée est terminé. Pendant qu'il fait jour dans une partie du monde, il fait nuit dans une autre, tandis qu'ailleurs le matin commence. Les anciens connaissaient déjà cette réalité.
Pour expliquer le calcul de l'an 6263, ils additionnent 4236, correspondant au début du calendrier, à l'an zéro, puis à 2026. Ce calcul permet de retrouver l'année du calendrier africain et témoigne que celui-ci est l'ancêtre des calendriers actuels.
Néetabo
Aw SANKURÁ
FóFó
Ni Yuon paala
Happy New year
Frohes Neues Jahr
Bonne et heureuse année 6263 à toute et Tous !