Front Anarchiste – Version Française
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link.kompektiva.org/@anarchistfront Front Anarchiste (Iran et Afghanistan) – Chaîne française Cette chaîne propose des nouvelles et des analyses basées sur les publications en persan du Front Anarchiste, actif en Iran et en Afghanistan.
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Les mots de Khamenei aujourd'hui révèlent une fois de plus le vrai visage du pouvoir : il appelle les vagues de celles et ceux qui se battent pour la liberté des "émeutier•es", essayant ainsi de légitimer la répression.
Cet emploi du terme n'est pas une erreur, c'est une directive. Une directive pour la matraque, les balles, la prison et les exécutions.
Quand le gouvernement transforme les voix de la justice en "émeutes", cela ne fait que montrer sa crainte du peuple et sa vacuité.
Depuis des années, la République Islamique a fermé toutes les portes du dialogue et ne comprend qu'un langage : la force. Les ordres de Khamenei ne créent ni sécurité ni autorité ; ils ne font rien que diviser le peuple et le gouvernement and accélérer la chute morale et politique de ce système.
Téhéran, quartier Jannat Abad
Vendredi, vers 9h30 heure locale (maintenant)
Selon certaines informations, la population a pris le contrôle de la zone. Plusieurs affrontements avec les forces des bassidjis (note de trad : milices du régime) sont relatés, ainsi que l'usage de gaz lacrymogène.
Selon certaines informations, la coupure d'Internet dans tout le pays a été suivie de l'ouverture du feu contre les manifestations par les forces des gardiens de la révolution (IRGC).
Téhéran, jeudi 8 janvier - Square Kaj Saadat Abad
Les manifestant•es mettent le feu à un commissariat et une moto de police en signe de défiance contre la répression du régime.
Signes d'une crise imminente ? La Russie évacue des diplomates et leurs familles d'Israël
Selon la chaîne israélienne Channel 14, la Russie a soudainement commencé à évacuer une partie de son staff diplomatique et leurs familles d'Israel. L'opération a été menée en trois vols spéciaux depuis l'aéroport Ben Gourion vers Moscou.
Ce geste a soulevé de sérieuses inquiétudes, politiques et sécuritaires, et selon certains analystes, cela pourrait indiquer que Moscou a accès à des informations sensibles sur une potentielle escalade des conflits dans la région, notamment entre l'Iran et Israël.
Ces développements interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran. Les agences de sécurité sont extrêmement attentives aux mouvements militaires étasuniens en Iran.
Zahedan, sud-est de l'Iran - aujourd'hui, 14h (heure locale)
La colère du peuple baloutche contre Khamenei
Cet après-midi, vendredi 19 Dey 1404 (9 janvier 2026), à l'heure des prières du vendredi, à Zahedan, capitale de la province du Sistan et du Baloutchistan, au sud-est de l'Iran, près des frontières pakistanaise et afghanistanaise, les compatriotes baloutches sont descendu•es dans la rue en grand nombre autour de la mosquée Makki.
Les forces de sécurité de Khamenei ont tiré du gaz lacrymogène mais aussi à balles réelles pour disperser la foule.
Selon nos informations, plusieurs personnes ont été blessées au cours de l'attaque.
L'accès à Internet est actuellement quasi totalement coupé en Iran, et le front anarchiste a perdu tout contact avec ses camarades dans toutes les villes du pays. Nous sommes profondément préoccupés par la situation et le massacre des résistants en Iran.
Farrokh Shahr est une ville en Iran, dans la province de Chaharmahal and Bakhtiari, dans la partie centre-sud-ouest du pays, environ 12km au sud-ouest de Shahrekord, la capitale de la province. La ville compte une population de plus de 31 000 personnes et constitue le centre administratif du district central de Farrokh Shahr.
Pendant certaines manifestations, les manifestant•es ont incendié un séminaire religieux de la ville. En Iran, un séminaire (*hawza*) est une institution pour les études islamiques chiites, où étudiants et professeurs étudient la doctrine et le droit religieux. Ces centres sont parfois perçus par les manifestant•es comme connectés à l'appareil de contrôle et de répression du régime, raison pour laquelle ils sont pris pour cibles. L'incendie du séminaire est relayé comme un acte symbolique de protestation contre les institutions perçus comme parties prenantes des structures de pouvoir politico-religieuses dans le pays.
Téhéran : les citoyen•nes attaquent les motards des forces spéciales et mettent le feu aux motos
Images des larges manifestations dans la ville de Sanandaj, située dans la province du Kurdistan au nord-ouest de l'Iran, qui montrent les manifestant•es affronter les forces oppressives du régime dans plusieurs rues à travers la ville.
Sanandaj se situe dans une région montagneuse près de la frontière avec l'Irak et est un important centre urbain et culturel, à population majoritairement kurde.
Les manifestations, concentrées dans plusieurs quartiers et les artères principales, soulignent la tension immense entre la population et l'appareil répressif de la République Islamique.
Téhéran, quartier Sadeghieh
Sadeghieh est une zone densément peuplée de l'ouest de Téhéran et un nœud de communication (transports) majeur.
La situation sur place reste tendue, avec beaucoup de monde dans la rue et des signaux clairs d'agitation.
Les habitant•es sont descendus dans la rue pour protester contre le régime.
🚨 URGENT
🔴 Message de #Varisheh_Moradi depuis la prison : Ni despotisme religieux ni monarchie ; Femme, Vie, Liberté
🟣 Ni despotisme religieux ni monarchie ; Femme, Vie, Liberté
🟣 Ces mots sont écrits derrière les murs de la prison, à côté de cellules dont le silence est constamment rompu par les exécutions et la répression. Le pouvoir croit pouvoir emprisonner les corps, faire taire les voix et briser la volonté du peuple ; mais l'histoire a montré à maintes reprises qu'aucun mur, aucuns barreaux, aucune corde de potence n'a jamais pu éteindre le feu de la résistance.
🟣 Les manifestations en cours dans différentes villes d'Iran, en particulier à Ilam et à Kermanshah, sont le résultat direct de l'échec systémique d'un système qui a pris en otage la vie et la dignité des gens à coups de canons, d'armes à feu, de prisons et d'exécutions. Le massacre de Malekshahi est le signe flagrant de la cruauté et du désespoir de ce système ; la preuve évidente que la répression et le sang versé ne créent ni légitimité ni stabilité, mais reproduisent au contraire la résistance et la volonté collective.
🟣 Cette voie est la continuation de la rupture historique de « Femme, Vie, Liberté » ; une rupture qui a fait passer la société au-delà des deux pôles réactionnaires : le despotisme religieux et la monarchie. Les femmes sont à l'avant-garde de cette lutte, non pas en tant que symboles, mais en tant que force qui remet en question l'ordre patriarcal et autoritaire de ces deux formes de pouvoir. La présence des femmes dans les rues ne perturbe pas seulement les équations de pouvoir, mais montre également que la liberté est ancrée dans la société elle-même et qu'aucun dictateur, aucun roi ni aucun système réactionnaire ne peut la voler ou la confiner.
🟣 Le peuple du Kurdistan a prouvé à plusieurs reprises, à des moments historiques critiques, qu'en s'appuyant sur l'organisation sociale et sur la mémoire bien vivante de la lutte, il peut consciemment et indépendamment descendre dans la rue, loin de tout centre de pouvoir, dans les plus brefs délais. La lutte au Kurdistan est le fruit d'une volonté collective, d'une expérience historique de résistance et des réseaux vivants de la société ; une lutte qui conçoit la liberté non pas comme une promesse, mais comme une action. Cette géographie a montré que l'histoire n'est pas écrite par des décrets, des messages ou des nostalgies royales, mais par l'action, la détermination et par celles et ceux qui sont prêts à en payer le prix.
🟣 Aujourd'hui, la question n'est pas celle du retour, que ce soit celui du trône de la monarchie ou la reproduction d'un système islamiste. La question est celle d'un passage historique au-delà de ces deux formes de pouvoir réactionnaire. La direction de cette voie est entre les mains du peuple, et non des rois d'hier ou des dirigeants d'aujourd'hui. Nous croyons en une société déterminée, démocratique et pluraliste, une société qui, avec la participation de tous les peuples, de toutes les ethnies et de toutes les croyances, façonne son propre destin.
🟣 La liberté réside dans cette société même, et aucune prison, aucune exécution, aucune répression, aucun pouvoir ne peut arrêter cette voie historique.
Mercredi 17 Dey 1404 (calendrier iranien)
7 janvier 2026
🚨 URGENT
🔴 Message de #Varisheh_Moradi depuis la prison : Ni despotisme religieux ni monarchie ; Femme, Vie, Liberté
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Bazar de Téhéran - Mise à jour
Aujourd'hui au bazar de Téhéran, les sections où l'on vend les tissus et les tapis sont complètement fermées. La zone entre les deux mosquées saintes, notamment les marchés de Sultani et de Jafari, est aussi fermée.
Une foule importante est clairement visible dans tout le bazar de Téhéran, des artères principales comme dans les arcades internes.
Pour empêcher les gens d'accéder au bazar, il a été annoncé dans la ligne 1 du métro de Téhéran qu'aucun passager ne serait autorisé à descendre à l'arrêt "15 Khordad - Bazar de Téhéran" jusqu'à nouvel ordre.
Aujourd'hui, le bazar de Téhéran, le cœur historique et économique du pays, est devenue plus que jamais la scène de la révolte pour le pain et la dignité.
Université Azad de Qom - Centre de l'Iran
Qom est l'une des villes les plus religieuses en Iran et c'est un centre majeure du pouvoir du clergé chiite, au sud de Téhéran, dans la région centre de l'Iran. Pour cette raison, les femmes de cette ville sont traditionnellement censées adopter des codes vestimentaires strictement fidèles aux attentes conservatrices.
Pour la première fois, les femmes de cette zone très religieuses sont dans la rue et manifestent ouvertement.
Elles chantent :
"Même si vous nous tuez, nous n'accepterons pas votre autorité et votre brutalité. Nous ne vous céderons pas notre dignité."
Leur présence marque un moment important et sans précédent de résistance dans l'un des bastions du régime.
Dizel Abad (Dieselabad), province de Kermanshah | Ouest de l'Iran
A Dizel Abad, un quartier de la ville de Kermanshah, dans l'ouest de l'Iran, près de la frontière iranienne, les agents du gouvernement ont ouvert le feu en direction d'un commerçant, le tuant sur le coup.
L'incident a eu lieu dans une zone urbaine clé de la région, qui a déjà été le théâtre de fortes tensions et de manifestations.
Bazar de Téhéran| Meercredi 7 janvier 2026
Aujourd'hui jusqu'à 11h du matin, la section bijoutiers du bazar de Téhéran était complètement fermée.
Selon nos informations, les fermetures de magasin et les grèves continuent encore dans certaines zones du marché.
Neyriz, dans la province de Fars, au sud de l'Iran : les forces du régime terroriste ont ouvert le feu sur la population et ont nassé la foule
Téhéran, quartier de Nazi Abad : un bus transportant des mercenaires complètement détruit
Un bus transportant des mercenaires à Nazi Abad a été complètement détruit et les mercenaires qui étaient à l'intérieur ont été neutralisés.
Malekshahi : Affrontements avant la reddition des "Gardiens de la Révolution" (forces du régime)
Il y a quelques heures à peine (vers 15h heure française a priori), des affrontements armés ont eu lieu à Malekshahi, dans la province d'Ilam, peu avant la reddition des Gardiens de la Révolution.
