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Tout ce qui est caché, OLOFOFO le révèle. Ce nouveau média est animé par des journalistes chevronnés, et dirigé par Comlan Hugues SOSSOUKPE
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La vérité, elle, finira toujours par trouver son chemin.
Parce qu’on peut fermer des journaux, exiler des voix, manipuler des tribunaux,
mais on ne peut pas emprisonner une nation entière.
Le peuple béninois mérite mieux que la peur.
Il mérite la justice, la dignité, la liberté.
Et c’est à lui, maintenant, de se lever, de parler, de réclamer ce qui lui appartient : son droit de choisir, son droit de savoir, son droit de vivre libre.
Comlan Hugues Sossoukpè paie aujourd’hui le prix de notre silence collectif.
Mais chaque jour qu’il tient debout derrière les murs est une victoire sur la peur.
Car ces 100 jours ne sont pas ceux d’un homme brisé,
mais ceux d’un peuple qui commence à ouvrir les yeux.
Le Bénin se souviendra.
Et lorsque la justice reviendra,
ceux qui ont trahi la liberté devront, eux aussi, rendre des comptes.
| 2 | 00 jours de détention arbitraire. 100 jours de trop!
100 jours...
C’est le temps qu’il a fallu à un régime pour prouver qu’il ne tolère plus la vérité.
Cent jours qu’un journaliste, un citoyen, un fils du Bénin, Comlan Hugues Sossoukpè , est privé de liberté non pas pour un crime, mais pour avoir fait ce que tout journaliste digne de ce nom devrait faire : dire la vérité.
Mais qu’ils ne s’y trompent pas , ce système qui s’érige sur la peur, la censure et la répression ne durera pas.
On ne gouverne pas un peuple en le muselant.
On ne bâtit pas une nation en emprisonnant ses consciences.
Le Bénin d’aujourd’hui ressemble à une maison où la lumière s’éteint pièce par pièce.
Les journalistes sont bâillonnés, les opposants traqués, les citoyens intimidés.
Et pendant que certains comme Michel Sodjinou préfèrent se faire les instruments de cette oppression, croyant servir le pouvoir, ils oublient qu’ils trahissent avant tout le peuple.
Mais qu’ils sachent ceci : le mensonge protège le pouvoir, pas la patrie. | 540 |
| 3 | Selon nos informations, ni le patron de l’unité chargée de sa surveillance, ni le procureur de la République n’en ont été informés.
Pire encore, ce sont les policiers béninois eux-mêmes qui finissent par prendre en main l’opération. Après avoir participé à l’interpellation du journaliste dans sa chambre d’hôtel, ils ont assuré à leurs homologues ivoiriens qu’ils viendraient clarifier cette situation à la gendarmerie d'Abidjan. En réalité, les autorités judiciaires locales sont complètement contournées et Hugues Comlan Sossoukpè est directement conduit au salon privé de l'aéroport avant d'embarquer à bord d’un avion spécialement affrété pour l’occasion. Comment cet avion a-t-il pu décoller et comment cette opération a-t-elle pu être menée à son terme sans complicité ?
De “graves manquements” signalés au plus haut niveau de l’État ivoirien
À Abidjan, la communication officielle assure qu’aucune action illégale n’a été entreprise. Mais en coulisse, le lieutenant-colonel chargé de la surveillance passive du journaliste est discrètement arrêté et interrogé. Réelle volonté d'identifier les responsables et de comprendre les dysfonctionnements ayant abouti à cette extradition forcée ou simple écran de fumée ?
Selon les informations obtenues par RSF, de “graves manquements” dans cette interpellation qualifiée de “sombre” ont été signalés au plus haut niveau de l’État : aucun officier de police judiciaire n’a encadré l’arrestation et l’extradition. Aucune décision de justice ne l’a validée.
Comme RSF l’avait déjà souligné, le journaliste n’a pu consulter ni avocat, ni magistrat, et n’a pas eu la possibilité de contester son “extradition”. Quant au principe de non-refoulement, garanti pour toute personne bénéficiant du statut de réfugié, il a été bafoué de manière flagrante.
Contacté à propos de l’arrestation de l’officier ivoirien et des nombreuses irrégularités commises dans cette procédure, le porte-parole du gouvernement ivoirien Amadou Coulibaly a simplement indiqué qu’il n’avait “rien appris de nouveau” sur ce sujet.
Désormais, seule une enquête sérieuse et transparente pourrait permettre d’établir les responsabilités dans le déroulé des événements aux conséquences désastreuses pour le journaliste. Incarcéré dans une cellule isolée, Hugues Comlan Sossoukpè est poursuivi pour “harcèlement par le biais d'un système informatique”, “rébellion” et "apologie du terrorisme". | 557 |
| 4 | 🚨 Nouvelle enquête RSF sur l'affaire Comlan Hugues SOSSOUKPE. Le gouvernement ivoirien aurait-il lui aussi été entourloupé par le pouvoir de Cotonou ? RSF dévoile les dessous de ce qui s'apparente désormais à un scandale d'État mal assumé.
*Enquête RSF - Arrestation par le Bénin du journaliste Hugues Sossoukpè en Côte d’Ivoire : une affaire d’État maquillée en coopération judiciaire.*
Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières (RSF) auprès de plusieurs sources concordantes, les policiers béninois dépêchés en Côte d’Ivoire ont pu, sous le regard passif, voire avec la complicité, de leurs homologues ivoiriens, appréhender puis escorter le journaliste réfugié Hugues Comlan Sossoukpè jusqu’à l’avion pour le ramener au Bénin, sans avoir obtenu l’autorisation des autorités judiciaires locales. RSF demande l’ouverture d’une enquête officielle afin d’établir l’ensemble des responsabilités dans ce qui ressemble désormais plus à un enlèvement ciblé qu’à une procédure d’extradition.
“Selon les informations obtenues par RSF, de graves manquements au droit, notamment quant à la procédure, ont été commis et dûment signifiés au plus haut niveau de l’État ivoirien. L’officier ivoirien censé superviser la surveillance du journaliste a d’ailleurs été arrêté. Il est impératif que les autorités ivoiriennes diligentent une enquête indépendante et transparente pour faire toute la lumière sur ce qui relève de graves négligences, voire de complicités actives, ayant permis l’interpellation et l’extradition manifestement illégale de Hugues Sossoukpè. En l’état, cette opération relève d’un enlèvement. Nous demandons également à la justice béninoise de le libérer sans délai.
Arnaud Froger
Responsable du bureau investigation de RSF
Que savait et qu’a fait exactement la Côte d’Ivoire dans l’opération ayant conduit à l’arrestation du directeur du média béninois d'investigation Olofofo, Hugues Comlan Sossoukpè, le 10 juillet à Abidjan ? RSF, qui avait révélé les conditions rocambolesques de l’interpellation et du transfert en avion privé dans son pays d'origine de ce journaliste bénéficiant pourtant du statut de réfugié politique au Togo, a obtenu de nouvelles informations qui confirment que le dispositif déployé et les actions entreprises ont abouti à un rapt, plutôt qu’à l'exécution en toute légalité d’un “mandat au nom de la coopération judiciaire avec le Bénin” comme avait fini par déclarer le porte-parole du gouvernement ivoirien 13 jours après les faits.
D’une surveillance “passive” ivoirienne à une opération d’arrestation béninoise
D’après les éléments obtenus par RSF, ce sont les services de renseignement béninois qui ont localisé le journaliste à Abidjan en surveillant l’activité de sa page Facebook. Ordre est donné, au plus haut niveau, d’aller le récupérer. À Abidjan, le ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara – frère du président et figure clé du pouvoir à Abidjan – est alerté par message par un ministre béninois de la présence du journaliste sur le sol ivoirien. Dans les échanges qui ont lieu à plusieurs niveaux, Cotonou présente Hugues Comlan Sossoukpè comme un “dangereux cyberactiviste qui fait l’apologie du terrorisme”. D’abord prudentes, les autorités ivoiriennes instaurent alors une “surveillance passive” du journaliste, venu à Abidjan pour couvrir un salon sur le numérique, organisé sous l’égide des autorités elles-mêmes…
À la manœuvre, une unité ivoirienne chargée de la lutte anti-terroriste, plus habituée à la traque des djihadistes que des journalistes en exil. Le procureur de la République est également informé de cette surveillance. Le Bénin souhaite récupérer Hugues Comlan Sossoukpè et aller vite, mais les documents transmis à Abidjan sont jugés “insuffisants”. Aucune accusation ne relève de l’apologie du terrorisme, et surtout, aucune notice Interpol n’a été émise. Le 10 juillet, le journaliste est pourtant interpellé, en dehors de toute procédure régulière. | 498 |
| 5 | Le 19 juillet, en lieu et place d’un communiqué officiel ou d'un point de presse du procureur spécial de la CRIET, c’est le ministre porte-parole du gouvernement béninois qui prend la parole à l'occasion d'une émission télévisée. Ce dernier tient des propos à charge, affirmant que Comlan Hugues Sossoukpè ne serait pas journaliste, qu’il résiderait en Côte d’Ivoire depuis longtemps, et que son arrestation serait légale, fondée sur des accords sécuritaires bilatéraux.
Le 23 juillet, le ministre ivoirien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, s'exprime pour la première fois sur le sujet et donne la position de l'Etat de Côte d'Ivoire. Il désavoue publiquement son homologue béninois affirmant que l’invitation aux journalistes s’est faite sur la base de ses compétences et que le gouvernement ivoirien ignorait son statut de réfugié politique.
Le 29 juillet, Africa Intelligence, média français spécialisé dans les enquêtes confidentielles, publie un article révélant pour la première fois les identités des personnes qui auraient participé à l’opération,
« illégale, menée à l’insu des services de renseignement ivoiriens, et ayant provoqué la colère du président Ouattara.» L’article cite le directeur général de la police béninoise, Brice Kokou Allowanou, et Ouanilo Mèdégan Falga, directeur général du Centre national d’investigation numérique (CNIN). Des sanctions disciplinaires auraient été prises au sein de la gendarmerie ivoirienne concernant d’éventuelles complicités dans cette opération.
Aujourd’hui, alors que l’instruction suit son cours, les appareils (téléphones, ordinateurs) de Comlan Hugues Sossoukpè sont entre les mains des autorités, qui les exploitent à des fins qu'elles seules connaissent. Des campagnes de diffamation, sous forme de tracts dégradants, sont diffusées par des officines, sur la base de données provenant soi-disant de ses appareils, pourtant censés être placés sous le sceau du secret de l’instruction.
Hugues Sossoukpè est maintenu en isolement dans une cellule de la prison civile de Ouidah où il dit désormais craindre pour sa vie. Les visites lui sont interdites. Ses proches ne peuvent lui apporter que des vivres et des produits d’hygiène, remis par les gardiens. Malgré les multiples démarches effectuées auprès du procureur spécial de la CRIET, les demandes de sa famille pour pouvoir le voir sont pour l’heure restées vaines.
Cela fait maintenant un mois que Comlan Hugues Sossoukpè est détenu arbitrairement. Son cas est devenu un symbole de la lutte pour la liberté d’expression, la liberté de la presse et le respect des droits fondamentaux. Nous continuons à exiger :
• Sa libération immédiate et sans condition ;
• L’abandon de toutes les charges politiques et infondées ;
• Le respect total de ses droits humains et de son statut de réfugié ;
• La transparence totale sur les circonstances de son arrestation et de son extradition ;
• La fin des campagnes de diffamation et d’isolement auxquelles il est soumis. | 658 |
| 6 | Comlan Hugues Sossoukpè : chronique d’un crime contre la liberté d’expression, le droit à l’information et les droits humains.
Le 8 juillet 2025, sur invitation officielle du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation de Côte d'Ivoire, le journaliste réfugié Comlan Hugues Sossoukpè prend un vol régulier pour Abidjan. Il doit y participer, du 9 au 11 juillet, à l’Ivoire Tech Forum.
Le 10 juillet, vers 17h, ses proches perdent tout contact avec lui. Ses téléphones deviennent injoignables. Inquiets, sa famille, ses confrères et des défenseurs des droits humains donnent l’alerte.
Le lendemain, 11 juillet au matin, des médias béninois annoncent son interpellation suivie de son extradition vers Cotonou. Dans la foulée, le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains - Roaddh/wahrdn (ROADDH) appelle la Côte d’Ivoire à respecter la Convention de Genève de 1951 et à protéger le journaliste, réfugié politique reconnu.
Le soir même, les rumeurs d’enlèvement à Abidjan et de déportation vers le Bénin, en violation flagrante du droit international, se confirment.
Le 12 juillet au matin, Comlan Hugues Sossoukpè est présenté à un juge d’instruction qui lui notifie un mandat d’arrêt émis par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). Il est immédiatement transféré à la prison civile de Ouidah, près de Cotonou, où il demeure détenu à ce jour.
Le 13 juillet, ses avocats dénoncent « un abus dont les auteurs et complices devront répondre devant les juridictions compétentes, tant nationales qu’internationales, aujourd’hui comme demain ». Ils demandent entre autres le respect absolu de ses droits fondamentaux et l’accès effectif à ses conseils juridiques, à sa famille et aux organisations de défense des droits humains.
Le 14 juillet, Comlan Hugues Sossoukpè est présenté devant le juge des libertés et de la détention de la CRIET, qui ordonne son placement en détention provisoire à la prison civile de Ouidah. Il est officiellement inculpé pour « incitation à la rébellion », «incitation à la haine et à la violence », « harcèlement par voie électronique » et «apologie du terrorisme ».
Le même jour, Reporters sans frontières / Reporters Without Borders / RSF publie une enquête exclusive intitulée
« Salon d’honneur et avion privé : la Côte d’Ivoire livre un journaliste béninois réfugié sur un plateau doré au Bénin », dévoilant pour la première fois les circonstances de l’enlèvement à Abidjan et du transfèrement à Cotonou de Comlan Hugues Sossoukpè.
Le monde entier apprend alors avec stupéfaction que le journaliste « a été arrêté dans sa chambre d’hôtel, puis expulsé dans un avion privé à destination de Cotonou, où il a été immédiatement incarcéré », en total mépris de son statut de réfugié politique.
RSF condamne « avec la plus grande fermeté l’arrestation et la remise de Hugues Comlan Sossoukpè par les autorités ivoiriennes en violation manifeste de son statut de réfugié et appelle à sa libération immédiate.»
Le même jour, Front Line Defenders « réclame sa libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que l’abandon de toutes les charges.»
Le parti Les Démocrates exige « non seulement le respect scrupuleux de ses droits, mais aussi sa libération pure et simple ».
Le 16 juillet, la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) lance un appel similaire, demandant au gouvernement béninois de « libérer immédiatement et inconditionnellement le journaliste et d’abandonner toutes les charges retenues contre lui ».
Le 17 juillet, le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) exhorte les autorités béninoises à « relâcher M. Sossoukpè, directeur de publication du journal en ligne Olofofo Info, interdit de parution depuis son arrestation.»
Le 18 juillet, l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits Humains condamne « l’enlèvement par les autorités ivoiriennes et la détention arbitraire par les autorités béninoises, appelant à une libération immédiate et inconditionnelle ainsi qu’au respect du droit de M. Sossoukpè à regagner son pays d’accueil, le Togo.» | 559 |
| 7 | 30 jours de détention arbitraire.. | 389 |
| 8 | ⚖ ⚖ ⚖ | 411 |
| 9 | Vous avez les réseaux, vous avez la parole, vous avez l’audience. Mais vous avez choisi de ne pas parler. Parce que ce dossier est "trop sensible", "trop politique", "trop risqué".
Vous êtes devenus les complices passifs d’un système qui broie les gens comme Hugues. Vous n’êtes pas des relais d’information. Vous êtes devenus des extincteurs d’indignation. | 654 |
| 10 | Il y a des moments où les mots doivent sortir sans filtre. Où il faut nommer les choses. Où il faut écrire pour rappeler, dénoncer, accuser, mais aussi pour garder trace.
Ce texte est pour vous. Vous qui avez joué un rôle actif ou passif dans la traque d’un homme. D’un confrère. D’un combattant. D’un journaliste debout dans un monde à genoux.
À vous, les bourreaux, les hommes de l’ombre, les mains sales, les cerveaux de l’opération
Vous qui avez coordonné cet enlèvement honteux, en toute illégalité, en violation flagrante des conventions, du droit et de la dignité humaine… Vos visages se cachent, mais vos empreintes sont visibles. Vous avez arraché un homme à son refuge, vous l’avez livré sans procès, sans droit de réponse, sans respect pour ce que signifie l’asile politique.
Vous avez joué aux maîtres du monde, mais vous n’êtes que les exécutants d’un système de peur. Ce que vous avez fait n’est pas un coup d’éclat. C’est une trace indélébile sur votre conscience. Ou ce qu’il en reste.
À vous, les klébés professionnels, les chiens de garde d’un ordre pourri
Vous qui vous précipitez pour justifier l’injustifiable. Pour parler de "respect des procédures" quand l’enlèvement a eu lieu de nuit, sans mandat, sans transparence. Vous qui reprenez en chœur les éléments de langage qu’on vous a glissés dans l’oreille, en échange d’un poste, d’un contrat, d’un petit billet, ou simplement d’un frisson d’existence.
Vous ne défendez pas un État. Vous ne défendez pas la vérité. Vous ne défendez pas la justice. Vous défendez vos intérêts minables, en crachant sur ceux qui, eux, se battent pour une cause plus grande que leur ventre.
À vous, les jaloux, ceux qui n’ont jamais supporté la lumière de Hugues
Il faut le dire clairement : certains d’entre vous ont jubilé. Oui, jubilé. Parce qu’un journaliste brillant, courageux, reconnu, faisait trop d’ombre à vos petites ambitions. Il allait trop vite. Il pensait trop haut. Il écrivait trop bien. Il n’avait pas besoin de plaire pour exister.
Et vous, pendant ce temps, vous faisiez la queue aux portes des puissants, en quête d’une validation, d’une invitation, d’un selfie, d’un poste de chargé de communication.
Vous n’êtes pas journalistes. Vous êtes des carriéristes. Et l'arrestation de Hugues, vous ne la dénoncez pas parce qu’elle vous arrange. Elle vous débarrasse d’un miroir gênant.
À vous, les intellectuels vides, universitaires silencieux, analystes détournés
Où êtes-vous ? Où est votre voix ? Vous, si prompts à disserter sur la démocratie, les droits de l’homme, la géopolitique, l’éthique… Où est votre indignation quand un homme est arraché à son statut de réfugié ? Quand un journaliste est livré en douce au pouvoir qu’il critique ?
Votre silence est complice. Il crie plus fort que mille discours. Il signe votre faillite morale. Vous avez trahi la mission même de votre parole : éclairer, interroger, résister.
À vous, les journalistes muets, paralysés par la peur ou par le confort
Vous avez vu. Vous avez compris. Mais vous vous êtes tus. Par prudence, peut-être. Par fatigue, sans doute. Mais votre silence est une arme. Une arme qui blesse vos collègues, votre métier, votre pays.
Ce n’est pas le moment de dire « Ce n’est pas mon combat ». Car aujourd’hui c’est lui. Demain, ce sera vous. Dans un monde où un journaliste peut être enlevé, livré, et réduit au silence sans réaction collective, aucun d’entre nous n’est à l’abri.
À vous, les anciens amis devenus traîtres
Il y a ceux qui n’ont rien dit. Et il y a pire : ceux qui ont aidé. Ceux qui, hier, riaient avec lui. Qui partageaient un plat, un rêve, un idéal. Et qui aujourd’hui collaborent. Fournissent des informations. Éteignent le feu au lieu de l’attiser.
Votre trahison est la plus violente. Parce qu’elle vient de l’intérieur. Parce qu’elle a l’odeur du poison versé dans le verre qu’on tend avec le sourire.
À vous, enfin, les influenceurs, les activistes de salon, qui avez détourné le regard | 614 |
| 11 | À VOUS QUI AVEZ TRAHI.. | 548 |
| 12 | À ceux qui tiennent la lampe allumée.
Dans l’histoire des peuples, il y a toujours un moment où la vérité gêne, où elle dérange, où elle devient dangereuse pour ceux qui préfèrent l’ombre à la lumière. C’est dans ces moments-là que les consciences se révèlent. Et c’est dans ces moments-là que les voix courageuses se lèvent non pas pour crier plus fort que les autres, mais pour dire ce qui doit être dit, coûte que coûte.
Aujourd’hui, ces voix ont un nom : ce sont celles qui portent le combat pour Comlan Hugues Sossoukpè .
Depuis qu’il a été enlevé à Abidjan et livré aux autorités d’un régime qui le persécute, il ne s’agit plus seulement d’un homme, mais de ce qu’il incarne : le droit de dénoncer, d’enquêter, de publier, d’informer. Le droit de ne pas se taire. Et face à la trahison institutionnelle qu’a représentée sa remise aux autorités béninoises, alors qu’il était réfugié politique, c’est vous qui avez refusé le silence.
Vous, journalistes.
Vous avez osé parler quand certains médias se sont tus. Vous avez écrit, publié, relayé, commenté. Vous avez tendu vos colonnes, vos micros, vos claviers pour que cette affaire ne disparaisse pas sous les tapis de la realpolitik. Vous n’avez pas cédé, même quand les attaques ont visé votre profession et vos personnes.
Vous, juristes, avocats, défenseurs des droits humains.
Vous avez remis les textes de loi sur la table. Vous avez rappelé que le droit d’asile n’est pas un simple principe de confort, mais un droit fondamental, protégé par des conventions internationales. Vous avez porté la parole dans les espaces où la justice se débat. Vous avez dit ce que d'autres ne voulaient pas entendre : livrer un réfugié, c’est violer le droit. C’est trahir l’éthique. C’est abîmer la dignité d’un État.
Vous, intellectuels, universitaires, penseurs.
Vous avez replacé cette affaire dans l’histoire longue des luttes pour les libertés. Vous avez éclairé les débats, déconstruit les manipulations, offert des repères. Vous avez montré que ce combat ne se réduit pas à un fait divers diplomatique, mais qu’il engage les principes de nos sociétés et l’avenir de nos jeunes démocraties.
Vous, citoyens.
Simples internautes, militants de l’ombre, anonymes sans statut mais pas sans courage. Sur Facebook, Twitter, WhatsApp, dans les groupes, les forums, les discussions de rue : vous avez tenu la ligne. Vous avez refusé la banalisation. Vous avez dénoncé, alerté, partagé sans relâche, même quand les klébés numériques vous ont pris pour cible. Vous n’avez ni budget, ni stratégie de communication, ni relai institutionnel. Mais vous avez la conviction. Et c’est elle qui vous a rendus puissants.
Il faut rendre hommage à cette coalition silencieuse mais redoutable, celle qui défend les libertés là où elles sont en danger. Celle qui ne se bat pas pour un parti, un camp ou une chapelle, mais pour des principes qui nous dépassent tous.
Oui, Hugues dérange.
Parce qu’il n’a jamais voulu se taire.
Parce qu’il a refusé de plier.
Parce qu’il a décidé de faire son métier, même quand cela devenait risqué.
Il n’a jamais été condamné. Il n’a jamais commis de crime. Il n’a jamais été convoqué. Mais il a été livré. Alors qu’il avait trouvé refuge, il a été arraché à la protection que lui garantissait le statut de réfugié.
Que reste-t-il alors, quand le droit est piétiné, quand la morale chancelle, quand les institutions se taisent ? Il reste vous.
Vous êtes ceux qui n’ont pas renoncé.
Vous êtes ceux qui tiennent la lampe allumée dans la nuit.
Et tant que cette lumière subsiste, tout n’est pas perdu.
Hugues n’est pas seul. Grâce à vous. Grâce à nous. | 601 |
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| 14 | 🇧🇯🇧🇯🇧🇯 | 824 |
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| 16 | # Bénin justice
Pour la conduite selon lui de l'affaire d'enlèvement de Comlan Hugues SOSSOUKPÈ, Patrice TALON opère un ménage dans la maison JUSTICE.
Plus de 100 nominations.
Affaire à suivre.. | 29 |
| 17 | https://www.youtube.com/live/uWMQ3iDRyQY?si=gGJ8BAYfJDy1_URo | 75 |
| 18 | https://youtu.be/A790MMZ_mng?si=Oy0NymocfXtX2Zw9 | 1 211 |
| 19 | 💥LA SOCIÉTÉ ORANGE PARTICIPE À LA TRAQUE DES OPPOSANTS EN AFRIQUE !
🗣️📣THOMAS DIETRICH dénonce : "Bonjour ORANGE. Vous avez été l’un des principaux partenaires/exposants de l’Ivoire tech forum à Abidjan, un salon qui a été utilisé pour piéger le journaliste béninois exilé, Hughes Sossoukpé.
Invité à l’Ivoire Tech Forum par le régime de Ouattara, Sossoukpé a été arrêté en Côte d’Ivoire, avant d’être remis hors de toute procédure légale aux autorités Béninoises. Le pouvoir de Patrice Talon l’a emprisonné et l’accuse « d’apologie de terrorisme ».
Comptez-vous protester contre le kidnapping de ce journaliste, lors d’un salon que vous avez sponsorisé et qui a servi de « traquenard » (ce sont les mots de Reporter Sans Frontières )?" | 234 |
| 20 | بدون متن... | 220 |
