Les Savants Du Yemen 🇾🇪
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La foi est yéménite, la compréhension est yéménite et la sagesse est yéménite. Gérée par : Yussef Abu Yazid Ash-Shihri Traductions : Moughni Abu Jurayj, ‘AbdelHakîm A. (Aboû Idrîss)
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Shaykh Abd’Allah ibn Uthman Adh-Dhamari est l’un des plus anciens prédicateurs salafis du Yémen et l’une des figures connues de la da‘wah au Tawhid et à la Sunnah dans le pays. Il est né vers les années 1373-1374H dans la ville de Yarim, dans la province d’Ibb au Yémen, avant de grandir ensuite dans la région de Dhamar où il devint connu pour ses sermons, son enseignement et sa forte influence dans la prédication salafie.
Depuis son enfance, le Shaykh aimait profondément la science religieuse et désirait apprendre. Cependant, les circonstances de vie et les responsabilités familiales l’empêchèrent longtemps de suivre un parcours académique complet.
Il travailla dans plusieurs métiers simples comme l’agriculture, le commerce et la construction, tout en restant attaché à la lecture et à la recherche de la science. Malgré le peu de moyens et le manque de savants de la Sunnah dans sa région à cette époque, il cherchait constamment à apprendre et à revenir au Coran et à la Sunnah.
Au début de sa da‘wah, lui et quelques compagnons commencèrent à appeler les gens au Tawhid et à la Sunnah dans la région de Dhamar, alors que beaucoup de pratiques de shirk, d’innovations et de fanatisme madhhabique étaient répandues.
Leur appel se concentrait particulièrement sur la mise en garde contre l’attachement aux tombes, les invocations adressées à autre qu’Allah, le retour à la Sunnah dans la prière et les adorations, ainsi que le délaissement de toute sorte d’innovation dans les pratiques religieuses.
Le Shaykh raconte lui-même qu’à cette époque leur niveau en science religieuse était encore faible. Ils lisaient énormément Riyad as-Salihin, At-Targhib wat-Tarhib, Tafsir Ibn Kathir, les Sahihs et d’autres ouvrages, mais ne distinguaient pas encore clairement les hadiths authentiques des hadiths faibles.
Malgré cela, ils avaient un immense attachement au Livre d’Allah et à la Sunnah, ainsi qu’une grande sincérité dans la recherche de la vérité.
Parmi les tournants les plus importants de sa vie figure sa rencontre avec Shaykh Muqbil ibn Hadi Al-Wadi’i رحمه الله vers l’année 1399H.
À cette époque, le Shaykh et ses compagnons faisaient face à une opposition très forte à Dhamar à cause de leur appel à la Sunnah.
Une tension particulièrement grave éclata lorsqu’une femme mourut dans leur quartier et que les gens craignirent que les jeunes salafis — c’est-à-dire le Shaykh et ses compagnons — s’opposent à certaines pratiques innovées lors des funérailles de cette femme.
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📚 Biographie du grand savant et khatib des gens du Yemen
Shaykh Al-Kabir Abd’Allah Ad-Dhamari حفطه الله
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La mort… celle qui sépare l’être aimé de celui qu’il aime.
Shaykh Abd’Allah Ad-Dhamari حفطه الله
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Si les gens délaissaient la prière, elle leur faisait écouter des conférences sur la prière ; s’ils écoutaient de la musique, elle apportait des cassettes sur l’interdiction des chants ; s’ils vivaient dans la mixité interdite, elle choisissait des rappels concernant cela. Allah guida ainsi beaucoup de personnes par sa cause.
Elle était d’une intelligence et d’une clairvoyance étonnantes. Bien qu’elle ne sache ni lire ni écrire, elle possédait dans son sac plus d’une centaine de cassettes et reconnaissait chacune d’elles grâce à des signes qu’elle avait mémorisés.
Elle choisissait exactement la conférence, le sujet et le savant qu’elle voulait. Elle écoutait les cassettes jour et nuit, ne s’en séparant presque jamais sauf pour la prière ou le sommeil. À force d’écoute et de répétition, elle connaissait une grande partie de leur contenu par cœur.
Elle venait également au Dar al-Hadîth Markaz As-Salam à Hodeïda avant la prière du ‘Asr. Malgré son âge avancé, elle marchait avec une canne et, lorsqu’elle voyait des jeunes assis dans les rues à jouer aux cartes ou à d’autres jeux tout en délaissant la prière, elle allait vers eux et leur disait :
« Si vous étiez vraiment musulmans, vous iriez prier avec les musulmans dans les mosquées. »
Elle était aussi très attachée aux actes d’adoration. Elle jeûnait presque continuellement les jours de jeûne surérogatoire, accomplissait les prières de nuit et ne délaissait jamais le dernier tiers de la nuit.
Elle multipliait énormément le dhikr et pleurait souvent par crainte d’Allah, au point que ses enfants craignaient qu’elle ne perde la vue à cause de ses larmes abondantes.
Allah lui accorda également une immense bénédiction dans sa descendance et sa famille. Parmi ses enfants et petits-enfants, on comptait environ vingt-cinq mémorisateurs et mémorisatrices du Coran, ainsi que plusieurs prêcheurs, imams et enseignants du Coran parmi les hommes et les femmes.
Toute sa maison était connue pour son attachement à la Sunnah et à la pratique religieuse.
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À La Mecque, elle se rendait chaque semaine dans la Mosquée sacrée où elle restait plusieurs jours. Elle ordonnait le bien et interdisait le mal avec sagesse et miséricorde. Lorsqu’elle voyait certaines femmes en état de tabarruj (l’exhibition), elle allait les conseiller avec douceur et compassion.
Elle était respectée et connue dans le Haram pour son sérieux et son engagement. On lui proposa même de travailler officiellement dans le Haram, mais elle refusa en disant : « Je travaille pour Allah sans contrepartie. »
Le Shaykh Bamusa lui demandait souvent avec insistance la permission de partir au jihad, mais elle lui répondait :
« Ô Muhammad, mon fils, apprends la science ici et fais le jihad dans ton pays, car il y a là-bas du shirk, des innovations et des superstitions ; voilà le véritable jihad. »
Elle encourageait fortement ses enfants et ses proches à rechercher la science et se réjouissait énormément des réussites du Shaykh Muhammad Bamusa dans les études.
Après son retour au Yémen, elle continua sur cette voie avec encore plus de détermination. Chaque jour, elle rendait visite à certaines voisines en emportant avec elle un lecteur de cassettes et des enregistrements adaptés à leur situation.
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La mère du Shaykh Muhammad Bumusa رحمها الله fut une femme exceptionnelle dans sa da‘wah, sa piété, sa fermeté sur le Tawhîd et son attachement à la Sunnah.
Très tôt, le Shaykh Muhammad Bamusa partit avec sa mère et ses frères à Makkah. C’est à La Mecque qu’Allah guida sa mère vers le Tawhîd et la droiture. Après avoir connu la réalité du shirk et des innovations, elle se mit à les combattre avec une grande force et une sincérité remarquable.
Lorsque la famille du Shaykh Bamusa retourna au Yémen pendant la crise du Golfe, elle demanda à se rendre dans son village et voulut rassembler les femmes. C’était la première fois de sa vie qu’elle se levait devant des gens pour leur adresser un rappel général. Elle ne savait ni lire ni écrire et n’était pas connue pour faire des conférences, mais la force de ce qu’elle portait dans son cœur la poussa à parler.
Ses pleurs étaient parfois plus forts que ses paroles. Elle disait aux femmes : « Nous étions comme les mécréants de Quraysh, nous adorions les idoles, nous sacrifiions pour autre qu’Allah, nous ne prions pas et nous ne jeunions pas. »
Par la permission d’Allah, son village changea ensuite et le Tawhîd ainsi que la Sunnah s’y propagèrent.
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À l’ombre de la piété une mère vertueuse ayant élevé un savant.
Umm Shaykh Muhammad Bamusa رحمها الله رحمة واسعة
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La négligence des adorations en période de troubles (fitan).
Shaykh Muhammad Bamusa حفظه الله
https://t.me/lessavantsduyemen/57
📌 Liste non exhaustive des savants et mashâyikh du Yémen
Et ceci n’est qu’une liste non exhaustive.
De nombreux autres mashayikh et gens de mérite n’ont pas été mentionnés ici malgré leur importance et leurs efforts dans la da‘wah.
Qu’Allah les préserve tous et leur accorde Sa miséricorde.
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Il a étudié auprès de plusieurs grands savants de son époque, parmi lesquels :
• le Shaykh Muqbil ibn Hādī al-Wādi‘ī رحمه الله
• le Shaykh ‘Abd al-‘Azīz ibn Bāz رحمه الله
• le Shaykh Muḥammad Nāṣir ad-Dīn al-Albānī رحمه الله
• le Shaykh Muḥammad ibn Ṣāliḥ al-‘Uthaymīn رحمه الله
• le Shaykh Ḥammād al-Anṣārī رحمه الله
• le Shaykh Bakr Abū Zayd رحمه الله
Après son retour à Hudaydah en 1412H, sur conseil de son Shaykh Muqbil, il a continué à enseigner, prêcher, écrire et donner des fatwas.
Parmi ses ouvrages les plus connus figure le livre Al-Qawl al-Mufīd fī Adillat at-Tawḥīd, connu dans la sphère francophone sous le nom de « Leçon de Tawhid », largement répandu dans les centres et écoles de la Sunnah.
Le Shaykh Muqbil رحمه الله fit d’ailleurs un grand éloge de ce livre, expliquant qu’il était petit par sa taille mais immense par son bénéfice, contenant énormément de bien. Il recommanda même qu’il soit enseigné aux étudiants dans les écoles.
Le Shaykh a également écrit plusieurs autres livres et épîtres dans les domaines du fiqh, du hadith et de la croyance.
Le Shaykh est connu pour son attachement à la voie des pieux prédécesseurs, sa clarté dans l’enseignement, son sérieux dans la transmission de la science et son engagement dans la da‘wah.
Il appelait constamment à l’unité sur le Coran et la Sunnah et mettait en garde contre le partisanisme, les innovations et les groupes égarés. Il était aussi connu pour son ascèse, sa patience face aux difficultés et sa fermeté dans la vérité.
Plusieurs savants de notre époque ont fait son éloge et ont reconnu sa science et son rôle dans la da‘wah, parmi eux :
• le Shaykh Muqbil ibn Hādī al-Wādi‘ī رحمه الله
• le Shaykh Aḥmad ibn Yaḥyā an-Najmī رحمه الله
• le Shaykh ‘Ubayd al-Jābirī رحمه الله
• le Shaykh Rabī‘ ibn Hādī al-Madkhalī رحمه الله
• le Shaykh Muḥammad ibn Hādī al-Madkhalī حفظه الله
• le Shaykh Ṣāliḥ as-Suḥaymī حفظه الله
Ils ont mentionné sa science, son attachement au Tawḥīd, son effort dans la da‘wah, sa lutte contre les innovations et son sérieux dans l’enseignement et la transmission de la science.
Le Shaykh Rabī‘ رحمه الله l’a même décrit comme étant parmi les grands savants du Yémen.
Le Shaykh Muḥammad al-Wuṣṣābī رحمه الله demeure ainsi une grande figure de la da‘wah au Yémen, ayant laissé un héritage important à travers ses livres, ses cours, ses efforts dans la diffusion de la Sunnah et les nombreux étudiants qu’il a formés.
https://t.me/lessavantsduyemen/50
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Le Shaykh Abī Ibrāhīm Muḥammad ibn ‘Abd al-Wahhāb al-Wuṣṣābī al-‘Abdalī رحمه الله est l’un des savants yéménites contemporains de la da‘wah salafiyyah connus pour son attachement au Coran et à la Sunnah selon la compréhension des pieux prédécesseurs.
Originaire de Wuṣṣāb al-Asfal dans la région de Dhamār, il a grandi dans un milieu rural et religieux, au sein d’une famille connue pour sa piété et sa simplicité. Dès son jeune âge, il a montré un grand sérieux dans l’apprentissage et un fort intérêt pour la science religieuse.
Il est né le 12 Ṣafar 1376H dans la localité de Banū ‘Abd Allāh, où il a passé son enfance. Il a appris la lecture, l’écriture et la récitation du Coran auprès de son père et de ses enseignants locaux. Très tôt, il s’est distingué par sa discipline et son sérieux, ce qui l’a poussé à voyager pour étudier la science.
Il s’est ensuite rendu en Arabie Saoudite pour poursuivre ses études religieuses. Il a étudié pendant cinq années à Dār al-Ḥadīth de Médine (1392H–1396H), puis deux années à l’Institut de la Mosquée sacrée à La Mecque (1397H–1398H).
Après cela, il est revenu au Yémen en 1398H, où il a commencé la da‘wah, appelant au Tawhīd et mettant en garde contre le polythéisme et les innovations.
Le Shaykh a commencé sa da‘wah au Yémen dès l’année 1398H. Il fut parmi les premiers à appeler au Tawḥīd, au Livre et à la Sunnah dans le pays, et cela avant même le retour de l’Imam Muqbil ibn Hādī al-Wādi‘ī رحمه الله au Yémen.
Il s’est ensuite installé à Hodeïda vers la fin de l’année 1399H, où il a fondé Masjid As-Sunnah, devenue un centre important d’enseignement et de da‘wah. À partir de là, son activité s’est développée et il a attiré de nombreux étudiants, contribuant fortement à la diffusion de la science dans la région.
En 1408H, il a rejoint le Shaykh Muqbil ibn Hadī al-Wadi‘ī رحمه الله à Dammāj, où il est resté environ quatre ans jusqu’en 1412H. Durant cette période, il a étudié de nombreux ouvrages dans le hadith, le fiqh, la ‘aqīdah et la langue arabe.
Le Shaykh Muqbil lui confiait également un rôle pratique en le faisant répondre aux questions des étudiants après les cours, tout en le corrigeant et en le guidant.
Le Shaykh Muqbil رحمه الله avait une grande considération pour lui, il disait :
« Si je meurs, accrochez-vous au Shaykh Muḥammad ibn ‘Abd al-Wahhāb. »
Montrant ainsi la confiance qu’il avait dans sa science, sa compréhension et sa méthodologie.
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📚Biographie, le père et l’érudit…
Shaykh Al-Alamah Muhammad ibn ‘Abd Al-Wahhab Al-Wusabi رحمه الله
https://t.me/lessavantsduyemen/49
Les gens ne te seront d’aucune utilité !
Shaykh Muhammad Al Wusabi رحمه الله
https://t.me/lessavantsduyemen/47
🐑 Aid El Adha au Yémen — 1447 / 2026 🇾🇪
Pour la 9ème année consécutive, l’association El Joud organise les sacrifices de l’Aïd au Yémen.
✅ Sacrifice après Salat al-‘Id
✅ Couteaux aiguisés
✅ Bêtes séparées lors de l’égorgement
✅ Viande redistribuée aux familles dans le besoin
✅ Vidéo avec le nom du participant
💰 175€ la bête
📍Remise en main propre possible à Lyon et Paris
📲 WhatsApp : +213 5 59 17 76 38
📧 eljoud44@gmail.com
https://t.me/lessavantsduyemen/45
