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Front Anarchiste – Version Française

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link.kompektiva.org/@anarchistfront Front Anarchiste (Iran et Afghanistan) – Chaîne française Cette chaîne propose des nouvelles et des analyses basées sur les publications en persan du Front Anarchiste, actif en Iran et en Afghanistan.

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Cette vidéo est pour celles et ceux d'entre vous qui sont hors d'Iran. J'en suis revenu hier et ce que j'ai vu à l'intérieur n'est pas imaginable. En comparaison avec tout ce qu'on a vu en 2009, ça n'a rien à voir. C'est un soulèvement révolutionnaire. Hommes et femmes, jeunes et vieux, enfants comme vieillard•es, avec ou sans hijab - tout le monde, absolument tout le monde, est descendu dans la rue en même temps. Et je ne peux même pas commencer à vous raconter leur courage. Jusqu'à ce jour, je pensais être une personne courageuse. Mais quand je suis entrée dans cette foule et que j'ai vu des personnes âgées et des gens beaucoup plus jeunes que moi, j'ai réalisé que je n'étais pas aussi courageuse qu'elles et eux. C'est seulement à ce moment-là que j'ai vraiment réalisé ce que ça signifie quand ils disent que l'Iran est la terre des braves. J'ai vu des femmes et des hommes au cœur de lion, des gens qui tenaient leurs vies au creux de leurs mains. Plus rien ne leur importait. Ils et elles se battaient seulement pour l'Iran et pour nous toutes et tous. Même celles et ceux qui ne peuvent pas sortir de chez eux, les malades, celles et ceux qui ne peuvent pas marcher, partout où vous passez, dans chaque allée, chaque maison, les gens chantaient les slogans. Ils chantaient depuis les toits. Ma propre sœur est sortie dans la rue alors qu'elle a une jambe cassée, parce que nous sommes toutes et tous iranien•nes et nous voulons toutes et tous que l'Iran soit libre, et que nous puissions retourner à nos vies et vivre paisiblement dans notre pays. La façon dont les gens se sont serrés les coudes était incroyable. Ils et elles avancent sans rien dans les mains, que leurs vies au creux de leurs paumes, s'aidant les uns les autres partout. Sur le boulevard Vakilabad, les gens ont laissé leurs portes ouvertes pour abriter les autres. Partout, sur les toits, dans les ruelles, dans les maisons, les slogans pouvaient être entendus dans toutes les directions. Tout le monde était ensemble. J'étais si contente d'avoir vu ces moments de mes propres yeux, d'être dans la rue, d'avancer avec le peuple. C'était comme si mon corps était enfin libéré de quarante ans de douleur refoulée, comme si tout ce qui était coincé en moi depuis toujours pouvait enfin sortir. Je n'arrivais pas à en croire mes yeux. C'était une sensation étrange, comme Chaharshanbe Suri avant le Nouvel an, une forme de joie difficile à décrire. C'était terrifiant et rassurant à la fois. Je peux vous l'assurer : cette fois, c'est différent. C'est différent de tout ce qui est déjà arrivé avant, c'est en train de se passer. Les gens en Iran sont justes aussi optimistes au fond d'eux. S'il vous plaît, envoyez leur de l'énergie positive. S'il vous plaît, ne leur générez pas du stress ou de la peur. Notre peuple est très fort. Nous sommes iranien•nes. Nous sommes de la terre des braves. Nous sommes très, très  fort•es et je sais, je le sais, que cette fois, nous y arriverons. Parce que pour celles et ceux qui sont dans la rue, tout est possible. Et à propos de ce que vous dites, que le nombre de morts est de 2000, je suis absolument certaine que les chiffres sont bien, bien supérieurs. Aux seuls squares Park-e Laleh et Haft-e Tir, j'ai vu des gens se faire tuer à balles réelles ou avec des munitions à grenaille. Nous étions au milieu d'un champ de bataille. Tout était en feu. La ville n'avait plus de lumières, juste de la fumée et des flammes partout. Les gens se faisaient tirer dessus. J'ai vu des gens être touchés et tomber au sol. Tout le monde essayait désespérément d'aider les autres. Je ne sais pas comment vous l'expliquer mais c'était vraiment horrible. Mais quand les gens se battent comme ça, quand les gens résistent comme ils et elles le font, la moindre des choses à faire pour elles et eux est de se faire leur voix. De toutes les manières que vous le pouvez, même si votre page n'a que 100 abonné•es, aidez nous à la rendre publique. S'il vous plaît, soyez la voix de notre peuple. S'il vous plaît, soyez la voix du peuple d'Iran.

Un récit choquant d'une témoin oculaire qui raconte les crimes du régime et la résistance révolutionnaire du peuple. Elle a quitté l'Iran dimanche dernier, le 11 janvier 2026 (21 Dey 1404). Voilà ce qu'elle dit : ⤵️

Personnellement, parmi les personnes agressées et aveuglées, j’ai vu des enfants de 9 à 12 ans. Cependant, les médias traditionnels, partant du principe qu’il ne faut pas paniquer et que les informations ne sont pas vérifiables, publient très peu d’informations sur le nombre de morts, d’arrestations et de blessés. C’est pourquoi nous vous demandons d’informer le public. À l’intérieur du pays, nous sommes contraints d’utiliser des moyens très peu sûrs pour le suivi et la diffusion de l’information, et c’est pourquoi nous risquons d’être confrontés à de nombreuses accusations fabriquées de toutes pièces à l’avenir. Concernant la situation actuelle, à Téhéran, il n’y a pas de grands rassemblements, et seuls les chants nocturnes se poursuivent. Dans d’autres villes, notamment les plus petites, la mobilisation semble se poursuivre. À Téhéran, les forces de répression mènent des raids dans les quartiers touchés, sous prétexte de récupérer des antennes paraboliques, enfonçant des portes et perquisitionnant les maisons. Nous sommes actuellement dans cette situation. Sachez que le nombre de personnes détenues est très élevé et qu’une personne liée au mouvement, mais qui n’est pas un de nos compagnon d’organisation, a disparu. Les familles sont déférées à la police de prévention et de nombreuses personnes recherchent leurs proches. Par ailleurs, la fille d’un de nos amis a été tuée lors de ces manifestations. Son corps a été transféré à Kahrizak. Pour le récupérer, la morgue a exigé 150 millions de tomans et un engagement écrit de ne donner aucune interview. Nous avons les informations de cette personne. Je tiens à souligner que la plupart des personnes devenues aveugles, de celles qui ont eu les mâchoires et les os fracturés, et de celles qui ont été tuées, selon l’un des responsables de l’hôpital Imam Hossein, ont entre 12 et 27 ans. Par conséquent, ceci est non seulement un crime contre l’humanité, mais aussi un crime contre les enfants. Je participe aux manifestations, je porte notre voix et j’aide les autres. En Iran, le peuple est en deuil, triste et en colère, et tous ont été témoins de scènes sanglantes. Front anarchiste Traduction par CNT-AIT Pour lire ces témoignages en ligne : https://cnt-ait.info/2026/01/14/20260113/

Mardi 13 janvier, une répression qui vire au massacre, à huis clos … Aujourd’hui marque le dix-septième jour de la lutte révolutionnaire du peuple iranien et le sixième jour d’une coupure totale d’internet à l’échelle nationale. Suite à un rapport alarmant faisant état du nombre de victimes dans la guerre menée par le gouvernement islamique lourdement armé contre une population sans défense, nous avons reçu les messages suivants. En raison de la coupure d’internet, il nous est impossible de les vérifier précisément auprès de plusieurs sources. 🔴 PREMIER MESSAGE : À Téhéran, on dénombre au moins cinq mille morts. Parmi mes collègues, cinq ont péri, et chacun des autres compte au moins une personne tuée parmi ses connaissances ou ses proches. Dans le quartier de Sarcheshmeh, 200 personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi. À Saadat Abad, environ 150 personnes sont mortes. Dans notre propre quartier, 10 personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi et 50 dans la nuit de vendredi à samedi. La nuit dernière, dans le quartier de Fallah, plus de 100 personnes ont été tuées. Un proche parent d’un de mes collègues travaille au service des corps du cimetière Behesht Zahra. Je lui ai parlé personnellement ; il m’a dit que les corps arrivent dans des camions frigorifiques. Il y a eu tellement d’arrivées depuis jeudi que, depuis hier, ils n’acceptent plus de corps. Toutes les victimes ont reçu des balles dans la poitrine ; la plupart sont jeunes, malheureusement. Un autre collègue m’a raconté qu’un de ses proches, qui tenait une boutique dans notre quartier, fermait son magasin jeudi à 19 h lorsqu’il a été abattu par derrière. Sa famille a visionné les images des caméras de surveillance et a vu un pick-up noir Hilux tirer sur lui depuis l’intérieur de la cabine avant de prendre la fuite. Un autre de nos collègues qui a été tué, lorsque sa famille s’est rendue à l’hôpital pour récupérer le corps, on leur a répondu que parce qu’il avait été abattu, ils ne pouvaient pas le leur remettre le corps. Un infirmier a raconté à sa famille que, dès la première nuit, plus de 300 personnes avaient été admises à l’hôpital. Plusieurs agents en civil sont arrivés, ont verrouillé le bloc opératoire et ont interdit toute intervention ou soin aux blessés. Tous les blessés ont été entassés dans une seule pièce, morts et vivants les uns sur les autres. Ils ont ordonné que celui qui meurt meure et que celui qui survit soit achevé. Ce pauvre homme avait pris sa retraite le mois dernier. ⚫️ DEUXIÈME MESSAGE : Selon les informations de nos compagnons au front, après la coupure d’internet, une foule immense a envahi les rues, sans précédent lors des manifestations précédentes. Cette foule a été massivement réprimée à balles réelles, et des centaines de personnes se sont effondrées dans l’est de Téhéran. Samedi, la situation dans les hôpitaux de Téhéran était telle qu’à l’hôpital Imam Hossein, au moins 120 personnes ont été officiellement déclarées mortes et transférées à la morgue de Kahrizak, dans le sud de la ville. Nous ne disposons pratiquement d’aucun moyen de communication sécurisé à l’intérieur du pays, et la quasi-totalité des outils de communication sont sous surveillance, répression et écoutes téléphoniques. Récemment, un de nos compagnon a été blessé par balle (mais pas tiré par un militaire) et a également reçu des coups de crosse de fusil ; son état s’est depuis amélioré. Le nombre de blessés est très élevé, mais ils ont besoin d’argent pour les frais chirurgicaux et médicaux, et nous essayons, à l’intérieur du pays, de collecter des fonds pour couvrir ces dépenses.

[Note du traducteur : il est difficile de traduire tous les retours qui nous parviennent mais les récits sont glaçants d'horreur. On essaie de faire au mieux pour les diffuser. ⚠️ contenus éprouvants Pour celles et ceux qui lisent l'anglais, n'hésitez pas à suivre le canal anglophone d'où sont traduits les publications de ce canal : https://t.me/AnarchistFront_English Pour celles et ceux qui lisent le farsi, le canal persophone est évidemment le plus fourni : https://t.me/AnarchistFront ]

ERFAN SOLTANI RISQUE L'EXÉCUTION IMMINENTE PAR LE RÉGIME Erfan Soltani, combattant de la liberté de 26 ans qui a pris part au
ERFAN SOLTANI RISQUE L'EXÉCUTION IMMINENTE PAR LE RÉGIME Erfan Soltani, combattant de la liberté de 26 ans qui a pris part aux protestations dans la rue, a été condamné à mort par la République Islamique. Selon Hengaw, des agents du régime ont informé sa famille que l'exécution aurait lieu mercredi 14 janvier, n'autorisant qu'une visite d'adieu brève et déchirante. Ce n'est pas un acte de terreur isolé. La répression mortelle menée par le régime a déjà touché 538 manifestant•es [note du traducteur : chiffre confirmé plus élevé désormais, au moins 650] et plus de 10 600 personnes ont été arrêtées. Et les chiffres réels sont bien supérieurs, sans aucun doute. La vie d'Erfan, comme les vies de milliers d'autres, est en jeu car il a osé se battre pour la liberté et la justice. Nous devons prendre la parole, passer le mot et nous lever en solidarité avec toutes celles et tous ceux qui résistent. Le monde ne peut pas rester silencieux pendant que le régime exécute ses opposants.

Nous relayons ce texte, déjà paru en anglais chez nos camarades de Crimethinc, du collectif Roja, collectif de militant•es d'Iran, féministe et anticapitaliste, basé à Paris https://lundi.am/Les-protestations-en-Iran-assiegees-par-les-ennemis-interieurs-et-exterieurs

Défendre la République Islamique, quelle que soit la raison, c'est être complice de ses crimes, de ses exécutions, de l'oppression des femmes, des personnes LGBTI+, des kurdes, des baloutches, des arabes et de tous les peuples opprimés en Iran, et complice de l'exécution de centaines de milliers de personnes jusqu'à présent. https://t.me/French_Anarchist_Front https://t.me/AnarchistFront_English

Cette chanson, "Baraye" de Shervin Hajipour, est devenue l'un des symboles les plus puissants des manifestations qui ont emergé en Iran après la mort de Jina (Mahsa) Amini en 2022. Elle prend son sens par sa musique mais aussi et surtout dans les paroles, construites comme une voix collective qui rassemble et reflète les raisons plus profondes du soulèvement. Le mot "baraye", qui signifie "pour" ou "à cause de", est répété comme un refrain et introduit une longue énumération de ces raisons : pauvreté, répression, rêves brisés, pollution, les enfants forcés de glaner dans les poubelles et la peur d'actes aussi anodins que danser ou s'embrasser. Ce ne sont pas des slogans idéologiques mais des fragments de la vie quotidienne. C'est précisément cette simplicité qui rend la chanson universelle et tellement politique : l'oppression n'est pas présentée comme un concept abstrait mais comme quelque chose qui pénètre les chairs, les relations sociales et l'intime. Dans une perspective sociopolitique, "Baraye" reflète la nature des manifestations iraniennes : non pas simplement un défi au pouvoir politique, mais une révolte sociale bien plus large. Les paroles entremêlent critique de la répression d'Etat, dénonciation des inégalités économiques, manque d'opportunités pour les jeunes et destruction des conditions de vie. Cette combinaison souligne combien la crise n'est pas limitée aux institutions mais affecte tout le tissu social dans sa globalité. Un élément central de la chanson réside dans sa focale sur le corps et la vie quotidienne. Dans un contexte où l'Etat s'érige en garant de l'ordre et imposé son contrôle sur les attitudes, notamment sur les corps des femmes, clamer son droit de vivre, d'aimer, de respirer librement devient dès lors un acte de résistance. La référence finale au slogan "Femme - Vie - Liberté" résume cette vision : la liberté des femmes est la clé d'une transformation plus globale comprenant la dignité et la liberté individuelle et collective. Le fait que "baraye" ait été perçue comme une menace par le régime, jusqu'à l'arrestation d'Hajipour, démontre la puissance de son message. Ce n'est ni agressif ni violent, mais précisément pour cette raison, c'est dangereux : tout le monde peut le comprendre, c'est ancré dans l'expérience l'expérience réelle des gens et ça en devient très difficile à délégitimer. "Baraye" expose le fossé profond entre le gouvernement et la société et montre combien ce système a perdu toute légitimité dans la vie de tous les jours. En ce sens, "Baraye" n'est pas qu'une chanson contestataire mais une archive de la douleur collective et une aspiration pour le futur. Cette chanson est le témoignage d'une génération qui ne fait pas que demander des réformes, mais qui revendique son droit à une vie digne, entière et libre.

Selon les dernières données de HRANA (Human Rights Activists News Agency, une organisation iranienne indépendante qui documente les violations des droits humains), 544 morts ont été confirmées au cours des manifestations et des enquêtes sont encore en cours sur des dizaines de cas supplémentaires. En plus de cela, plus de 10 681 personnes ont été transférées en prison après leur arrestation. Il y a eu des mouvements dans 585 endroits dans tout le pays, dans 186 villes, dans les 31 provinces. NB. Il faut noté que le nombre réel de mort•es et de prisonnier•es par la République Islamique d'Iran est, naturellement, beaucoup plus élevé que les chiffres ici communiqués, qui sont les chiffres confirmés.

in french it is included into this post : https://cnt-ait.info/2026/01/11/echo-revolution-iran L’armée se joint à d’autres forces armées pour réprimer violemment la révolution du peuple iranien ! Selon des informations diffusées sur les réseaux sociaux persans, en Iran et à l’étranger, l’« Armée de la République islamique » a publié aujourd’hui, 10 janvier 1404, un communiqué d’avertissement visant à « protéger les infrastructures stratégiques et les biens publics du pays… et à contrer fermement toute conspiration de ceux qui perturbent l’ordre et la paix des villes et portent atteinte à la sécurité publique », sous le commandement d’« Ali Khamenei », pour se joindre à d’« autres forces armées ». Il convient de noter que ce n’est pas la première fois que le gouvernement fasciste qui contrôle l’Iran est confronté à un « manque d’effectifs » pour réprimer les justes manifestations populaires, comme lors du soulèvement sanglant de novembre 1399. 11 janvier 2026 Front anarchiste

Samedi 10 janvier, Téhéran : Situation générale - plus d'échanges de devises, impossible de trouver de la viande ou de l'huile, des grèves en cours, la plupart des lecteurs de carte sont désactivés.

Sources: informations relatées par nos camarades iranien•nes Nowshahr : Très agité Tehran – quartier de Sattari : aussi très encombré Shaheswar : des tirs de gros calibre rapportés. Tehran – quartier Vali Asr (en face du parc Saei, près de Jamiat 2-3) : environ 1000 personnes marchaient pacifiquement et ont été attaquées par-derrière par une moto avec un fusil à pompe. Yout le monde s'est réfugié dans le parc Saei. Plus tard, à l'est, des bruits de tirs et de gaz lacrymogène ont été relatés, suivis d'explosions et d'un feu nourri de balles (heavy shootings)

La République Islamique a coupé Internet en Iran pour empêcher le monde et le peuple iranien de savoir combien de personnes o
La République Islamique a coupé Internet en Iran pour empêcher le monde et le peuple iranien de savoir combien de personnes ont été tuées et pour écraser la révolution, mais les gens sont descendus dans la rue pour rester informés, nourrissant encore davantage les protestations.

Temoignage d'un citoyen iranien d'Arak, une ville du centre de l'Iran et la capitale de la province de Markazi. "La nuit dern
Temoignage d'un citoyen iranien d'Arak, une ville du centre de l'Iran et la capitale de la province de Markazi. "La nuit dernière, au moins quatre personnes ont été tués par balles à Arak. L'hôpital Valiasr de la ville a aussi été visé par les gaz lacrymogènes. Ce sont des soignant•es qui m'ont transmis directement cette information. Le flux de gens était impressionnant, les rues d'Arak étaient littéralement submergées par la foule. Les forces de sécurité ont essayé d'utiliser la violence pour disperser les manifestant•es, ce qui a provoqué des morts et des blessures. Malheureusement, il m'est impossible d'envoyer des vidéos à cause du signal extrêmement faible. La nuit dernière, Arak a vu la plus grande manifestation et, probablement, le plus grand nombre de victimes. J'ai vu de mes propres yeux des individus armés de Kalashnikovs utiliser des armes de guerre contre les manifestant•es.

Internet en Iran a été complètement coupé depuis plus de 36 heures. Dans un moment historique déjà marqué par de fortes tensi
Internet en Iran a été complètement coupé depuis plus de 36 heures. Dans un moment historique déjà marqué par de fortes tensions, ce black-out digital a des conséquences dévastatrices : les voix sont silenciées, les images se disparaissent et plus aucun débouché pour les témoignages. La population est isolée, privée de la capacité de communiquer, de s'organiser et de dire au monde ce qui se passe. Dans cette obscurité informative, le risque d'abus et de répression augmente, alors que le pays est coupé du reste du monde.

En parallèle du 13ème jour du soulèvement des iranien•nes contre la République Islamique, l'Agence France Presse (AFP) rappor
En parallèle du 13ème jour du soulèvement des iranien•nes contre la République Islamique, l'Agence France Presse (AFP) rapporte que Turkish Arlines a annulé ces vols entre Istanbul et Téhéran. Au même moment, la compagnie a annoncé par communiqué que 17 vols prévus ce vendredi et demain samedi pour Téhéran, Tabriz and Mashhad ont été annulés. En outre, selon le site des aéroports de Dubaï, au moins 6 vols de Dubaï vers différentes villes en Iran ont été annulés ce vendredi.