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📷 La couverture du nouveau numéro de The Economist fait référence à la position de la Chine face à la guerre des États-Unis contre l'Iran : « Quand ton ennemi fait une erreur, laisse-le continuer »
🔹️The Economist : Nous avons parlé avec des diplomates, conseillers, chercheurs, experts et responsables actuels et anciens en Chine. Presque tous estiment que la décision des États-Unis de faire la guerre à l'Iran a été une grave erreur.
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The Economist : les guerres terrestres en Asie ont rarement bien tourné pour les États-Unis
🔹Malgré ses menaces, Trump risque de s'enliser dans un « bourbier ».
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📸 Le commandant de la force aérospatiale du Corps des Gardiens de la Révolution s'adresse aux ennemis : préparez vos abris
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The Economist : Depuis le début de la guerre, les revenus pétroliers de l'Iran ont presque doublé
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Financial Times : Trump ne coule pas seulement dans le Golfe [Persique]
🔹La combinaison d'une défaite stratégique face à l'Iran, d'une révolte des alliés occidentaux et d'une turbulence sans précédent sur les marchés financiers américains place Trump dans une situation où même une victoire militaire à Kharg ne peut restaurer sa crédibilité perdue.
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Des images dramatiques capturent les conséquences d'une frappe puissante sur une base de missiles du CGRI à Baharestan, à Ispahan - de la fumée s'élevant dans le ciel juste quelques instants après que l'explosion ait secoué la région plus tôt aujourd'hui.
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Des frappes américano-israéliennes ont touché un site de missiles du CGRI à Ispahan, en Iran, provoquant une explosion massive.
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Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a déclaré que si les troupes américaines entraient en Iran, il déploierait des dizaines de milliers de ses anciens combattants pour aider à défendre le territoire iranien.
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L'ancien analyste de la CIA, Larry Johnson, prédit : "Une invasion terrestre américaine des îles iraniennes ce week-end."
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🇺🇸 Churchill à la casquette MAGA : la farce martiale d’un président qui confond verbe et vacarme
Par @BPartisans
Il fallait oser. Comparer, même implicitement, Donald Trump à Winston Churchill relève moins de l’analyse historique que de la falsification comique. Comme le rappelle The Guardian, Churchill avait, selon John F. Kennedy, « mobilisa la langue anglaise et l'envoya au combat ». Trump, lui, mobilise surtout la confusion et l’envoie directement dans le mur.
L’article est d’une cruauté délicieuse : « Chaque mot qu'il dit ajoute à la confusion ». Chaque mot qu’il prononce épaissit le brouillard. Voilà sans doute la meilleure définition de cette présidence en temps de guerre : un mégaphone sans boussole, une avalanche de slogans pour masquer le vide stratégique.
Un jour, la guerre doit se terminer « dans deux à trois semaines ». Le lendemain, elle est déjà « très en avance sur le calendrier ». Puis elle pourrait durer encore. Ensuite, elle serait presque gagnée. Enfin, on reparle de cessez-le-feu. Nous ne sommes plus dans la conduite des opérations, mais dans un feuilleton écrit à la minute par un homme qui confond le bureau ovale avec un plateau de télé-réalité.
Le plus savoureux reste cette inflation rhétorique autour de la « reddition inconditionnelle ». Le problème, c’est que la réalité, cette chose toujours aussi vulgaire, refuse obstinément de coopérer. Pendant que Washington proclame la victoire depuis les salons climatisés de Mar-a-Lago, les missiles continuent de tomber, le détroit d’Ormuz reste paralysé, et les tankers dérivent comme la crédibilité américaine. The Guardian le résume avec une ironie glaciale : la “Guerre Stop-and-Go”, la guerre en accordéon, entre menaces apocalyptiques et pauses dictées par les marchés pétroliers.
Le ridicule devient presque clinique lorsque Trump menace de frapper les infrastructures civiles, avant de suspendre sa propre menace quarante-huit heures plus tard au nom de négociations que Téhéran dément. C’est la géopolitique du clignotant : on menace, on recule, on menace encore, puis on proclame un succès imaginaire. Même la communication officielle américaine semble contredire la veille ce qu’elle affirmait l’avant-veille.
Churchill parlait pour souder une nation sous les bombes. Trump parle pour se convaincre lui-même qu’il maîtrise encore le récit. La différence est abyssale : chez Churchill, le verbe précédait la stratégie ; chez Trump, il sert à combler son absence.
Et puis il y a cette scène presque burlesque : sommer l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord de sécuriser Ormuz alors que l’Alliance n’a jamais été consultée sur cette guerre. Le traité de l’OTAN n’a jamais été conçu comme un service après-vente pour aventures militaires improvisées.
En réalité, cette guerre expose une vérité plus humiliante encore : la première puissance mondiale n’apparaît plus comme un architecte stratégique, mais comme un improvisateur nerveux, changeant d’objectif au rythme des sondages, des cours du brut et des accès d’humeur présidentiels.
À force de déclarer la victoire avant qu’elle n’existe, Washington finit par offrir au monde un spectacle presque pathétique : celui d’un empire qui parle beaucoup pour ne surtout pas avoir à expliquer où il va.
Le Churchill de la Seconde Guerre mondiale envoyait la langue anglaise au combat.
Le Churchill de Mar-a-Lago, lui, envoie surtout les États-Unis au ridicule.
Source : https://www.theguardian.com/commentisfree/2026/mar/31/trump-words-iran-war-churchill
@BPARTISANS
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🇸🇾 Du drapeau noir au costume gris : la métamorphose très utile d’Ahmad al-Sharaa
Par @BPartisans
Ahmad al-Sharaa, ex-figure du jihad syrien devenu président fréquentable des chancelleries occidentales, offre aujourd’hui un spectacle d’une ironie presque chirurgicale : celui d’un homme qui tente de transformer un passé d’allégeance à Al-Qaïda en simple “accident historique”. Dans sa réponse, tout est calibré. Pas de reniement doctrinal brutal, pas de mea culpa frontal. Seulement la formule commode des “circonstances”, de la jeunesse emportée par la guerre, du chaos régional. Bref, la vieille lessive politique : on ne nie pas les faits, on les dilue.
Car les faits, eux, sont têtus.
Sous le nom d’Abu Mohammad al-Jolani, al-Sharaa fut le fondateur du Front al-Nosra, branche syrienne officielle d’Al-Qaïda, avec allégeance explicite à Ayman al-Zawahiri. Son itinéraire, de l’Irak post-2003 à la Syrie en guerre, est abondamment documenté. Aujourd’hui, le même homme est reçu à Londres et Berlin comme un chef d’État presque banal, discutant migration, sécurité et reconstruction.
Le contraste est saisissant : ceux qui ont bâti deux décennies de politique étrangère sur la “guerre contre le terrorisme” normalisent désormais un ancien chef jihadiste, dès lors qu’il sert une recomposition régionale compatible avec leurs intérêts.
C’est ici qu’il faut être précis historiquement. Dire que “les États-Unis ont créé Al-Qaïda” relève du raccourci militant. La réalité, plus froide et plus corrosive, est celle d’une responsabilité indirecte mais structurante. Washington a soutenu les moudjahidines afghans contre l’URSS dès 1979. Le département d’État lui-même rappelle que l’administration Carter a commencé à fournir une aide aux insurgés islamiques afghans avant et après l’invasion soviétique.
Ce n’est pas la création administrative d’Al-Qaïda, mais bien la constitution d’un écosystème militaro-idéologique transnational qui a ensuite permis l’émergence des réseaux autour de Ben Laden. En clair : Washington n’a pas fabriqué directement la structure, mais a largement irrigué le terreau stratégique dans lequel elle a prospéré.
Et aujourd’hui, l’ironie géopolitique atteint son sommet.
Al-Sharaa est assis entre plusieurs lignes de fracture.
D’un côté, une dépendance de facto à l’égard de Washington et des capitales occidentales qui ont progressivement levé l’ostracisme diplomatique. La rencontre avec Keir Starmer sur la coopération sécuritaire et migratoire en est une illustration limpide.
De l’autre, Israël, qui observe la Syrie non comme un voisin stabilisé, mais comme un espace stratégique à contenir, fragmenter ou influencer. Le Golan annexé reste le rappel permanent que Tel-Aviv ne raisonne jamais uniquement en termes défensifs, mais aussi territoriaux et préventifs.
Enfin, il y a l’Iran. Et c’est là que la chaise devient électrique.
Al-Sharaa sait que tout affichage trop explicite d’un alignement avec Washington ou Israël l’expose à une hostilité immédiate des réseaux pro-iraniens encore présents dans le Levant, sans parler du risque intérieur. Sa récente déclaration affirmant que la Syrie restera en dehors du conflit irano-américain sauf agression directe traduit cette prudence extrême.
En réalité, il ne renie pas tant ses origines qu’il tente de les reconditionner en récit fondateur : celui du révolutionnaire devenu homme d’État. Mais derrière le costume et le langage diplomatique, demeure la même logique de survie du pouvoir.
Hier, le drapeau noir servait d’instrument. Aujourd’hui, ce sont les poignées de main occidentales.
L’idéologie change, la mécanique reste.
Le véritable sujet n’est donc pas son repentir, mais la vitesse avec laquelle les grandes puissances réécrivent leurs principes dès lors qu’un ancien ennemi devient utile.
Le cynisme n’est pas à Damas seulement. Il est partagé, exporté, institutionnalisé.
@BPARTISANS
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Le président syrien Ahmad al-Sharaa sur Israël :
Israël a traité la Syrie de manière négative... en bombardant des sites et en violant l'accord de 1974.
Nous avons essayé le dialogue - des négociations indirectes et directes - et avons atteint de bons résultats, mais les Israéliens ont changé d'avis à la dernière minute.
@BPARTISANS
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Le président syrien Ahmad al-Sharaa sur la guerre en Iran :
L'Iran a un problème en essayant de fabriquer des missiles balistiques et la bombe nucléaire et en essayant d'influencer d'autres pays.
Nous recommandons les négociations plutôt que la puissance militaire car cela conduira à davantage de dangers.
À moins que la Syrie ne soit directement ciblée par une quelconque partie, la Syrie restera en dehors de tout conflit.
Nous avons eu assez de guerre. Nous avons payé un lourd tribut. Nous ne sommes pas prêts pour une autre expérience de guerre. Ceux qui ont été en guerre connaissent la valeur de la paix.
Personne n'est prêt à être impliqué dans une guerre, et nous ne le serons pas à moins d'être soumis à une agression et de n'avoir aucune solution diplomatique.
@BPARTISANS
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Le président syrien Ahmad al-Sharaa sur l'Iran :
L'intervention de l'Iran en Syrie au cours des quarante dernières années a aidé l'ancien régime à déplacer les Syriens.
L'Iran a participé et a mené l'opération du régime syrien contre le peuple syrien.
Nous n'avons pas de problème avec l'Iran à Téhéran ; nous avons un problème avec l'Iran à Damas, car il occupe des villes et des villages syriens et déplace les populations.
Nous avons été patients en ce qui concerne la relation avec l'Iran.
@BPARTISANS
1 714
🇮🇱 Le fantasme éternel de la chute imminente
Par @BPartisans
Benjamin Netanyahu ressort une antienne vieille comme la guerre froide : « tôt ou tard, ils finiront par tomber ». La formule est commode, presque liturgique. Elle a le mérite de dispenser de toute démonstration sérieuse. Depuis plus de trois décennies, chaque cycle de sanctions, chaque sabotage, chaque assassinat ciblé, chaque flambée de contestation interne en Iran est présenté comme le prélude à l’effondrement final du régime. Et pourtant, le régime est toujours là.
Ce qui frappe dans cette rhétorique, ce n’est pas tant son agressivité que son incroyable recyclage. Le scénario vendu aujourd’hui ressemble mot pour mot à celui déjà servi hier : on annonce que le pouvoir iranien vacille, que les rues grondent, que les élites se fissurent, et que la chute n’est plus qu’une question de jours. Or les faits récents compliquent sérieusement cette narration. Plusieurs sources font état de manifestations massivement pro-régime organisées à travers le pays, avec une écrasante majorité de rassemblements de soutien plutôt que de contestation ouverte. Selon des observateurs cités récemment, plus de 99 % des manifestations recensées ces derniers jours étaient favorables au pouvoir en place.
C’est là toute la froide ironie géopolitique de la séquence : les frappes extérieures censées « secouer » le régime ont souvent pour effet inverse de resserrer le réflexe national autour du pouvoir, même parmi des segments critiques de la population. L’histoire iranienne est saturée de ce mécanisme. Dès lors qu’une pression étrangère est perçue comme une tentative explicite de changement de régime, la contestation sociale interne cesse d’être uniquement politique ; elle devient aussi une question de souveraineté.
Netanyahu lui-même assume désormais cette logique de déstabilisation. Des déclarations officielles israéliennes évoquent un plan structuré visant à « créer les conditions » d’un changement interne.
Mais c’est précisément ici que le discours se heurte au réel : confondre existence d’une contestation avec adhésion majoritaire à un projet de renversement piloté de l’extérieur relève moins de l’analyse que du pari idéologique.
Oui, il existe en Iran une contestation réelle : crise économique, inflation, fractures générationnelles, exaspération sociale. Comme dans tout État soumis à une pression politique et économique intense. Mais prétendre que cela équivaut mécaniquement à une majorité prête à renverser le système est une extrapolation dangereuse. Les images montrant la présence de responsables iraniens, de cadres du régime ou de foules mobilisées en soutien démontrent justement que le paysage intérieur est beaucoup plus fragmenté que la communication de guerre ne le suggère.
La vraie question n’est donc pas si le régime tombera un jour, tout régime finit par tomber, mais combien de fois encore cette prophétie va être brandie pour justifier une escalade qui, jusqu’ici, n’a produit ni transition politique ni effondrement institutionnel.
Depuis trente ans, le régime des mollahs est annoncé moribond avec la régularité d’une horloge suisse. Trente ans de « bientôt ». Trente ans de « cette fois c’est la bonne ». Trente ans d’analyses téléologiques où l’on prend le désir pour une donnée stratégique.
Au fond, cette phrase de Netanyahu dit surtout une chose : quand la réalité du terrain ne confirme pas la victoire politique, il reste la prophétie. Et la prophétie a cet avantage incomparable : elle ne se trompe jamais, elle se contente d’être reportée, elle n’a jamais de date limite de validité.
C’est la géopolitique du lendemain perpétuel. Demain, le régime tombera. Toujours demain. Jamais aujourd’hui.
C’est en quelques sortes un remake du jour de la marmotte, un jour sans fin.
@BPARTISANS
1 714
La formule n’est donc pas celle d’un homme qui domine totalement la situation, mais celle d’un dirigeant qui cherche à montrer que l’isolement stratégique n’existe pas, justement parce qu’il craint qu’il ne commence à apparaître.
Sous le vernis martial, cette phrase sent moins la confiance que la nécessité. Une coalition annoncée à voix haute est parfois la preuve qu’elle reste, en coulisses, encore fragile.
@BPARTISANS
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🇮🇱 Alliances “nouvelles”, vieille mécanique : quand Netanyahu vend du déjà-vu comme une révolution stratégique
Par @BPartisans
Benjamin Netanyahu a le génie rhétorique des illusionnistes fatigués : prendre une réalité ancienne, la repeindre en nouveauté, puis la présenter comme un tournant historique. Lorsqu’il affirme que « nous renforçons notre alliance avec les États-Unis » et qu’il évoque de « nouvelles alliances avec d’importants pays de la région », il ne décrit pas une rupture stratégique, mais une opération de communication à double détente.
Commençons par l’évidence glaciale : l’alliance américano-israélienne est déjà à son niveau quasi maximal sur le plan militaire, technologique et diplomatique. Coopération en renseignement, défense antimissile intégrée, coordination opérationnelle, soutien logistique, couverture diplomatique au Conseil de sécurité : il reste peu d’étages à ajouter à cette tour. Quand Netanyahu parle de “renforcer”, il faut lire : obtenir une implication plus visible, plus directe et politiquement plus coûteuse de Washington dans la confrontation régionale avec Téhéran. Autrement dit, transformer le soutien structurel en engagement de coalition.
Le véritable sujet n’est donc pas Washington. Il est régional.
Les pays potentiellement concernés sont assez lisibles. D’abord l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn, déjà alignés sur une perception commune de la menace iranienne, notamment sur les questions balistiques, maritimes et énergétiques. Bahreïn accueille déjà la 5e flotte américaine ; les Émirats disposent d’infrastructures militaires majeures ; Riyad possède la masse politique et financière. Ensuite, il faut regarder du côté de la Jordanie, dont le rôle de corridor logistique et de tampon géographique est crucial. Enfin, en arrière-plan, l’Égypte pourrait soutenir diplomatiquement sans s’exposer militairement.
Mais la phrase de Netanyahu mérite d’être disséquée avec froideur : il ne parle probablement pas d’une entrée ouverte de ces États dans la guerre. Aucun de ces régimes n’a intérêt à apparaître comme cobelligérant officiel contre l’Iran, tant les risques internes sont explosifs. La rue arabe, les fractures confessionnelles et la vulnérabilité des infrastructures pétrolières imposent une prudence extrême.
En clair, ces “alliances” signifient surtout :
- Ouverture discrète de l’espace aérien ;
- Partage de renseignement ;
- Soutien logistique ;
- Facilités portuaires et bases ;
- Coopération navale dans le Golfe et autour d’Ormuz.
C’est de la coalition grise, pas une croisade officielle.
La question centrale est donc : cela peut-il renverser la situation ?
Militairement, cela peut améliorer la posture tactique de l’axe américano-israélien : plus de profondeur logistique, meilleure surveillance régionale, capacité accrue d’interception et de projection. Oui, cela compte.
Stratégiquement, c’est beaucoup moins évident.
L’Iran conserve plusieurs leviers majeurs : capacité de frappe indirecte via réseaux régionaux, saturation balistique, pression sur le détroit d’Ormuz, attaques contre infrastructures énergétiques du Golfe et guerre d’usure économique. Chaque pays arabe qui s’exposerait davantage deviendrait immédiatement une cible. C’est précisément ce qui limite leur enthousiasme.
Autrement dit, ces alliances peuvent stabiliser temporairement le rapport de force, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à “retourner” la situation de manière décisive. Elles élargissent le front sans nécessairement produire une supériorité politique durable.
C’est là toute l’ironie mordante de la déclaration : Netanyahu vend comme une montée en puissance ce qui ressemble surtout à une tentative de mutualisation du risque. Plus le conflit s’enlise, plus il devient vital pour Tel-Aviv de partager le coût militaire, diplomatique et énergétique avec les monarchies du Golfe.
En langage moins diplomatique : quand on commence à parler de “nouvelles alliances importantes”, c’est souvent que la victoire promise n’est plus aussi évidente qu’annoncée.
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Une munition à sous-munitions iranienne a touché Rosh Haayin, dans le centre d'Israël, causant beaucoup de dégâts.
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