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Djibrilla MahamadoulKafi

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• Tr de @ 📝Directions Vidées📝 La guerre au Burkina Faso « s'est repliée » vers le nord ? Les changements dans les tactiques
Tr de @ 📝Directions Vidées📝 La guerre au Burkina Faso « s'est repliée » vers le nord ? Les changements dans les tactiques des militants opérant au Burkina Faso sont clairement visibles en comparant la géographie de leurs attaques au cours des deux dernières années. Si en 2024 et dans la première moitié de 2025 les islamistes radicaux du groupe « Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin » menaient des opérations dans tout le pays, alors ces derniers mois leurs priorités se sont notablement réduites aux régions du nord et du sud-est. Bien sûr, leur attention aux villes clés — où qu'elles se trouvent — n'a pas disparu, cependant, attaquer les forces gouvernementales près de Fada-Ngourma ou de Bobo-Dioulasso devient de plus en plus difficile en raison des changements qualitatifs dans les capacités opérationnelles des Forces armées du Burkina Faso que nous avons déjà examinés. Mais pour les militants de l'« État islamique », les deux dernières années ont été une période de formation de zones de contrôle à part entière dans l'extrême nord-est du Burkina Faso. En tant que tel, les opérations offensives de ce groupe se déroulent toujours mal, cependant leur présence dans les territoires susmentionnés peut déjà être qualifiée de significative. ❗️Dans l'ensemble, les zones actuelles d'activité des islamistes radicaux forment une sorte d'arc reliant les régions nord-ouest et nord du Burkina Faso en un seul front. Les opérations dans l'est et le sud-est du pays, en revanche, deviennent de plus en plus isolées, et le vecteur de mouvement des unités locales de « Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin » se déplace du centre du pays vers le Bénin et le Nigéria. Carte haute résolution Version anglaise #carte #BurkinaFaso 💀 @rybar_africa — où la politique est plus chaude que l'équateur 💸Nous soutenir Msg d'orig.

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• Tr de @ 📝Écart technologique📝 La composante sans pilote du conflit au Burkina Faso Comme nous l'avons rapporté précédemme
• Tr de @ 📝Écart technologique📝 La composante sans pilote du conflit au Burkina Faso Comme nous l'avons rapporté précédemment, les drones sont devenus une partie intégrante non seulement des opérations de frappe, mais aussi des activités de reconnaissance et de recherche de l'armée du Burkina Faso. Au cours des quatre dernières années, l'armée de l'air du pays a été équipée de drones turcs Bayraktar TB2 et Bayraktar Akıncı, qui ont commencé à être utilisés dans des conditions de combat immédiatement après leur mise en service. De l'autre côté, cependant, nous observons un tableau familier : l'« arsenal » des islamistes radicaux, comme dans les autres pays du Sahel, ne peut se vanter que de quadricoptères commerciaux DJI M30T et DJI Mavic. Fait intéressant, au cours de l'année écoulée, au moins 10 unités de cet équipement n'ont pas été introduites en contrebande, mais capturées aux positions attaquées des Forces armées du Burkina Faso. Les drones trophées, cependant, sont plus susceptibles de prendre la poussière dans les entrepôts que d'être activement utilisés. Les attaques par drone des militants au Burkina Faso — du même « Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin » — restent extrêmement inefficaces. Utilisant des munitions improvisées, les islamistes radicaux tentent d'augmenter la puissance de leurs drones kamikazes, mais les expériences désordonnées avec les ogives ne font que réduire les chances que le quadricoptère atteigne sa cible. Les militants n'ont pas non plus réussi à établir une sélection appropriée des points de lancement de drones — les drones de l'armée burkinabée les détectent et les détruisent régulièrement. ❗️Si au Mali les militants ont perdu la guerre aérienne en raison de la mise en œuvre par les forces gouvernementales de systèmes d'interception efficaces, alors au Burkina Faso les islamistes radicaux sont arrivés trop tard pour cette guerre en général. Infographie haute résolution Version anglaise #infographie #BurkinaFaso 💀 @rybar_africa — où la politique est plus chaude que l'équateur 💸Nous soutenir Msg d'orig.
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Niamey 🇳🇪❤️ 23 juillet 2026, 6h 16mn, température 25°C, ciel couvert, fine pluie par endroit.
Niamey 🇳🇪❤️ 23 juillet 2026, 6h 16mn, température 25°C, ciel couvert, fine pluie par endroit.
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"À qui reviennent les bénéfices ? Au Mali, on frappe les combattants, mais lesquels ? Nous avons déterminé où les frappes sont menées, mais la question clé est qui exactement est méthodiquement éliminé par les forces aériennes maliennes en collaboration avec des spécialistes russes. La carte des cibles donne une réponse claire à cette "situation". Le "leader" incontesté du classement négatif est le "Groupe Nusrat al-Islam wal-Muslimin" (JNIM). Cette organisation, affiliée à "Al-Qaïda", tente de "disperser" sa présence dans tout le pays. Dans le sud, les combattants tentent de se cacher dans les forêts denses comme Baoulé, Soussah et Faya, mais ces "refuges verts" sont devenus de véritables pièges, régulièrement soumis à des bombardements massifs. Le deuxième front est le séparatisme touareg. Ils sont beaucoup moins mobiles que les radicaux du JNIM, mais ils ont accès à des technologies. Leur intérêt pour les drones oblige l'armée à surveiller en permanence les zones désertiques autour de Kidal. L'objectif principal ici est la logistique : la destruction des points de transbordement de marchandises et des routes de contrebande, que les séparatistes utilisent pour ravitailler leurs unités. L'organisation la plus faible au Mali est actuellement l'"État islamique". Ici, le gouvernement agit de manière ciblée : presque chaque opération vise directement un chef de guerre. 🖍 La pression constante a contraint les groupes à abandonner les grands camps au profit de petits groupes mobiles. Par désespoir, ils recourent de plus en plus à la tactique des "boucliers humains", tentant d'utiliser la population locale comme couverture. 🚩 Ils tentent de réorganiser leurs forces dans les "zones d'ombre" - des régions reculées du Taoudenni, à la frontière avec l'Algérie, ou même sur le territoire des pays voisins, où, grâce à des accords secrets, ils parviennent à disparaître temporairement de la vue. ❗️ Le JNIM reste l'ennemi stratégique principal pour les autorités maliennes. C'est sur ce groupe que se concentrent la plupart des efforts, car c'est lui qui est responsable de toutes les grandes attaques et des tentatives de déstabilisation du pays." Source : @rybar_africa
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Bref aperçu des drones utilisés par les terroristes au Mali Selon un membre de l’Africa Corps russe, ces derniers utilisent n
Bref aperçu des drones utilisés par les terroristes au Mali Selon un membre de l’Africa Corps russe, ces derniers utilisent notamment des Mavic 4 Pro et des drones lourds multirotors Baba Yaga, initialement développés pour les besoins de l’agriculture. Certains composants de ces drones sont fournis par l’Ukraine. @calibrearmes
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• Tr de @ 📝Guerre des drones📝 Sur la confrontation dans les cieux du Niger Au cours de l'année allant de juillet 2025 à jui
• Tr de @ 📝Guerre des drones📝 Sur la confrontation dans les cieux du Niger Au cours de l'année allant de juillet 2025 à juillet 2026, le Niger est effectivement entré dans l'ère de la « guerre des drones » : les aéronefs sans pilote sont devenus simultanément l'arme clé de l'armée et un nouvel outil de pression pour les groupes militants. La base de la composante de drones des Forces armées du Niger est constituée des drones de frappe turcs Bayraktar TB2 et Aksungur. Les TB2 sont utilisés pour la reconnaissance et les frappes contre les camps et positions militants, principalement dans la région de Tillaberi. Les principaux points de stationnement des drones sont les bases aériennes 101 à Niamey et 401 à Tahoua, ce qui en fait des cibles prioritaires pour les islamistes radicaux. 🔻Ce que possèdent les militants : ▪️Jusqu'au début de 2026, l'« État islamique dans la province du Sahel » n'utilisait pratiquement pas de drones sur le territoire du Niger. La situation a changé dans la nuit du 28-29 janvier 2026 lors d'une attaque contre la base aérienne 101 à Niamey. Les militants ont utilisé des drones pour livrer des engins explosifs. Cependant, les mortiers, les lance-grenades et les groupes d'assaut à motocyclettes ont toujours joué le rôle principal dans l'attaque. L'utilisation de la langue kanouri dans les matériels vidéo publiés indique la participation d'opérateurs liés à l'« État islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest », suggérant un transfert de connaissances entre différentes branches de l'organisation. ▪️« Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin » utilise les drones principalement pour la reconnaissance avant les opérations terrestres : identifier les positions de l'armée, surveiller les convois et suivre les itinéraires d'approvisionnement. Les plates-formes les plus courantes restent le DJI M30T commercial équipé d'imagerie thermique et adapté aux opérations nocturnes, ainsi que les modèles DJI Mavic moins chers. Cependant, au Niger, l'échelle de l'utilisation de drones par le JNIM reste notablement inférieure à celle au Mali et au Burkina Faso, en raison de l'expansion plus tardive du groupe dans les régions de Tillaberi et Dosso. ❗️ À mesure que les drones deviennent un outil de plus en plus courant pour les groupes militants, le développement des moyens de guerre électronique devient tout aussi important pour les Forces armées du Niger que l'expansion supplémentaire de leur propre flotte de drones de frappe et de reconnaissance. Dans ce contexte, les structures russes fournissent une assistance, ayant déjà livré des systèmes de défense aérienne au pays. Simultanément, des livraisons d'équipements de guerre électronique sont prévues, notamment les systèmes Krasukha-4 et Répulsif. 📍 Carte haute résolution 📍 Version anglaise #carte #Niger 💀 @rybar_africa — où la politique est plus chaude que l'équateur 💸
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Les plus grandes batailles ne se gagnent jamais contre les autres. Elles se gagnent dans ce lieu invisible où un homme choisi
Les plus grandes batailles ne se gagnent jamais contre les autres. Elles se gagnent dans ce lieu invisible où un homme choisit, en pleine conscience, de devenir celui qu'il prétend être. Kafiniger ✍️
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• Tr de @ 📝Opérations de frappe des Forces armées du Niger et de ses alliés📝 Une année d'intensification opérationnelle Au
• Tr de @ 📝Opérations de frappe des Forces armées du Niger et de ses alliés📝 Une année d'intensification opérationnelle Au cours d'une année — de juillet 2025 à juillet 2026 — les Forces armées du Niger et les forces alliées ont mené une série d'opérations consécutives dans le pays qui sont devenues le principal instrument de pression sur deux groupes en guerre : l'« État islamique dans la province du Sahel » et « Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin ». 🔻Plus sur les opérations : ▪️Les opérations des Forces armées du Niger se divisent en deux types cohérents. Le premier — une série d'opérations de nettoyage le long de la rive droite du fleuve Niger dans le cadre de l'opération continue « Niya » : travail des drones sur les positions de reconnaissance, les marchés et les camps dans la bande Kokoloko — Tchimbarkawal — Injer — Bani-Bangu. ▪️Le second — des opérations aéroterrestres à grande échelle : « Borkano », « Damissa », « Garkua », impliquant des frappes aériennes en conjonction avec des raids terrestres. En février 2026 seul, le Centre de coordination des opérations a signalé 265 neutralisés et 132 arrêtés — le plus grand résultat mensuel documenté pour toute la période. Les trois quarts de toutes les frappes aériennes et sorties de drones documentées sont concentrés dans une seule région — Tillabéri. C'est là que passent les principales routes d'approvisionnement des militants en provenance du Mali et du Burkina Faso, et où se trouvent les « points d'étranglement » : traversées du fleuve Niger à Inates, routes N1 et N23 en direction de Niamey, le hub de Makolondi — la dernière grande localité avant la frontière burkinabè à environ 90 km de la capitale. 🔻Types de cibles : ▪️Frappes sur les marchés et les localités — les plus fréquentes à Tillabéri : Injer (septembre 2025), Tchimbarkawal (octobre 2025), Kokoloko (janvier 2026). ▪️Les frappes sur les bases et les camps ont été enregistrées dans le cadre de l'opération « Borkano » dans les secteurs de Mbanga, Bessadji et Kokoloko. ▪️Frappes sur les convois et les colonnes — en septembre 2025 près de Dubalmy (Dosso) : une patrouille avec appui aérien a détruit environ 22 militants qui ont attaqué à moto ; près de Mangaize (Tillabéri) : un drone a détruit 12 militants avec du bétail volé. ▪️Frappes sur les infrastructures ennemies — principalement les sites d'exploitation aurifère illégale dans la ceinture de Tillabéri : lors de l'opération « Borkano », l'armée a détruit plusieurs mines artisanales qui servaient de source de financement aux militants. 🖍Les Forces armées du Niger reçoivent le soutien d'alliés de l'Alliance des États du Sahel, notamment le partage de renseignements avec le Mali et le Burkina Faso, ce qui permet de contenir le regroupement des militants entre les pays.
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Il y a des documents que l’on conserve sans savoir qu’un jour, ils deviendront les témoins silencieux d’un parcours. Ce témoignage, reçu en 1998, compte parmi les premières reconnaissances qui ont jalonné ma vie professionnelle. À l’époque, je ne pouvais évidemment pas savoir où me conduiraient les années, les responsabilités, les rencontres, les réussites, les difficultés et les apprentissages. Près de trente ans plus tard, je mesure mieux la continuité du chemin parcouru. Le terrain m’a appris les réalités du système de santé. L’administration m’a montré le fonctionnement des institutions. L’inspection m’a appris à observer les écarts entre les normes et les pratiques. La formation m’oblige depuis le debut à transmettre, à conceptualiser et à transformer l’expérience en savoir utile. Avec le temps, une conviction s’est imposée : une carrière ne se résume ni aux fonctions occupées, ni aux titres accumulés. Elle se mesure aussi aux problèmes que l’on a contribué à résoudre, aux personnes que l’on a aidées à progresser, aux structures que l’on a essayé d’améliorer et aux connaissances que l’on choisit de transmettre. Ce document est une archive personnelle. Mais il me rappelle surtout une responsabilité pour les années qui viennent : faire en sorte que l’expérience accumulée ne devienne pas seulement une mémoire, mais une force utile à la transmission... Le chemin continue. Kafiniger ✍️
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LE FEU ROUGE ET MOI Chaque matin, je prends la route assez tôt pour me rendre au travail. À cette heure-là, la circulation est encore peu dense et la ville s’éveille progressivement. Sur mon trajet, arrivé à une intersection juste avant de tourner à droite, il m’arrive régulièrement de trouver le feu au rouge. Bien souvent, je suis seul. Aucun véhicule devant moi, aucun en face, aucune circulation transversale et aucun agent de police à proximité. Pendant longtemps, je me suis posé une question qui pouvait paraître logique : pourquoi m’arrêter alors que je peux poursuivre ma route sans gêner personne et sans mettre, apparemment, qui que ce soit en danger ? Je reconnais qu’il m’est arrivé de franchir ce feu rouge. Puis, un matin, une autre question m’est venue à l’esprit : une règle doit-elle être respectée uniquement lorsqu’il existe un risque d’être sanctionné ? Cette interrogation m’a conduit à observer différemment mon propre comportement. Lorsque la circulation est dense et que plusieurs véhicules nous précèdent, nous nous arrêtons. Mais sommes-nous réellement disciplinés pour autant ? Parfois, nous sommes simplement contraints de respecter la règle parce que les véhicules devant nous nous empêchent d’avancer ou parce qu’un agent de police se trouve à proximité. Lorsque la route est vide, en revanche, cette contrainte disparaît. Plus personne ne nous oblige à nous arrêter. Nous nous retrouvons seuls face à une règle que nous pouvons respecter ou transgresser sans témoin et, probablement, sans conséquence immédiate. C’est précisément dans ces circonstances que se révèle notre véritable rapport à la règle. Respecter une règle uniquement lorsqu’on est surveillé relève davantage de la contrainte que du civisme. La citoyenneté commence aussi par cette capacité à nous imposer à nous-mêmes les limites que nous exigeons des autres. Depuis..., mon comportement a changé. Lorsque le feu est rouge, je m’arrête. Même lorsque la route est vide. Même lorsque je pourrais passer sans danger apparent. Même lorsqu’aucun agent de police n’est présent. Non pas par peur de la sanction, mais par devoir citoyen. Cette expérience, aussi ordinaire soit-elle, m’a également amené à réfléchir à notre manière collective d’aborder le respect des règles. Nous nous plaignons souvent de l’indiscipline, de l’incivisme et du désordre dans nos sociétés. Face à ces comportements, nous réclamons davantage de contrôles, des sanctions plus sévères et une présence accrue de l’autorité. Pourtant, aucune société ne peut placer un policier derrière chaque citoyen. La discipline collective ne peut donc pas reposer uniquement sur la surveillance et la sanction. Elle suppose qu’un nombre suffisamment important de citoyens développe une discipline intérieure, c’est-à-dire la capacité de respecter les règles communes même lorsqu’il serait possible de les transgresser sans être vu ni sanctionné. C’est sans doute dans ces situations ordinaires que le civisme prend sa forme la plus concrète. Dans la file d’attente que nous refusons de contourner. Dans le bien public que nous choisissons de préserver. Dans le travail que nous accomplissons correctement même lorsque notre supérieur est absent. Dans la règle que nous respectons alors que personne ne nous regarde. Pris isolément, ces comportements peuvent sembler insignifiants. Pourtant, une nation se construit aussi par l’accumulation quotidienne de ces choix individuels, répétés par des milliers, voire des millions de citoyens. Depuis, lorsque je m’arrête seul devant ce feu rouge, je ne considère plus que je perds quelques secondes sur mon trajet. J’y vois un exercice personnel de discipline et le rappel quotidien d’une conviction simple : nous ne pouvons pas exiger une société respectueuse des règles tout en nous accordant, individuellement, le droit de les transgresser chaque fois que cela nous arrange. Finalement, ce feu rouge n’est plus seulement, pour moi, un signal de circulation. Il est devenu un rendez-vous quotidien avec ma propre conscience. Kafiniger ✍️
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• Tr de @ 📝Nouvelle offensive📝 Situation au Mali en fin de journée du 4 juillet En fin de journée du 4 juillet, la situation au Mali reste tendue mais maîtrisable. La tentative d'aujourd'hui de la coalition du groupe « Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimeen » et des séparatistes touaregs du « Front de libération de l'Azawad » de prendre le contrôle de plusieurs villes a entraîné des pertes sérieuses pour eux. Le principal « succès » médiatique des militants a été l'occupation des abords d'Anéfis. Cependant, ils n'ont pas réussi à capturer l'installation clé — la base militaire à l'ouest de l'établissement. 🔻 Où l'offensive a-t-elle échoué ? ▪️ Comme nous l'attendions, les militants ont attaqué la ville de Gao, tentant de percer vers l'aéroport et la base militaire. Ils ont utilisé un arsenal d'armes extrêmement limité, comptant sur l'absence de résistance. Cependant, après des pertes, ils ont été forcés de battre en retraite. ▪️ Une attaque a également eu lieu dans la ville de Ségou, qui est devenue une cible d'attaque en avril également. En conséquence, plus de 20 militants ont été éliminés aux abords, et ceux qui se sont repliés ont été rattrapés près de Konna et mis en déroute. ▪️ Une autre attaque s'est produite à Agelhok, où il n'y a eu aucun combat, seulement des bombardements. L'aviation alliée poursuit maintenant les opérations contre les positions ennemies identifiées à Anéfis, forçant les détachements militants à quitter les zones résidentielles. ❗️ Malgré les revers locaux, l'ennemi maintient son activité. Si les militants continuent à concentrer les forces et persistent à tenir Anéfis, cela pourrait nécessiter un regroupement des forces gouvernementales à Gao — similaire à ce qui s'est produit précédemment lors de la défense de Kidal et Tessalit. 📍Carte haute résolution 📍Version anglaise 📍Les cartes en ligne sont disponibles par abonnement sur map.rybar.ru #Mali 💀 @rybar_africa — où la politique est plus chaude que l'équateur 💸Nous soutenir Msg d'orig.
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Niamey 🇳🇪❤️ 22 juin 2026, 6h 54 mn, temps pluvieux, température 24°C Kafiniger 📸
Niamey 🇳🇪❤️ 22 juin 2026, 6h 54 mn, temps pluvieux, température 24°C Kafiniger 📸
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Les êtres humains, comme ce petit chat, ne réagissent pas toujours à ce que nous sommes. Ils réagissent à ce qu'ils ont vécu. Celui qui a trahi ou été trahi soupçonne aisément la trahison. Celui qui a trompé ou été trompé voit des pièges partout. Celui qui a humilié ou été humilié redoute les arrière-pensées. Celui qui a été abandonné doute des promesses. Ainsi, nos intentions les plus nobles viennent parfois se fracasser contre les blessures invisibles des autres. Cette réalité nous enseigne plusieurs choses. D'abord, que la bienveillance ne suffit pas toujours à être comprise. Ensuite, que la confiance ne se décrète pas — elle se construit patiemment, parfois très lentement. Enfin, que l'aide véritable exige une qualité rare : accepter que notre générosité puisse être refusée, sans que ce refus devienne amertume. Car vouloir aider ne nous donne aucun droit sur l'autre. Nous pouvons tendre la main. Nous ne pouvons pas obliger quelqu'un à la saisir. La plus grande forme de bienveillance consiste peut-être à rester simplement disponible — sans insister. Ce matin, le chaton est reparti sous la pluie. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Mais il m'a laissé une leçon que bien des hommes auraient du mal à formuler : Les intentions les plus pures du monde ne valent que ce que l'autre est capable d'en percevoir. Et entre l'intention et la perception se trouvent souvent les cicatrices de toute une vie. MahamadoulKafi DJIBRILLA alias Kafiniger ✍️
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Le chaton grelottant Au petit matin de ce samedi 13 juin 2026, une pluie abondante s'est abattue sur Niamey. La première vraie grande averse de la saison, après deux ou trois pluies timides qui avaient davantage soulevé la poussière qu'elles n'avaient abreuvé la terre. Comme chaque année, l'impatience commençait à gagner les esprits. Certains s'inquiétaient du retard supposé des pluies, d'autres de la chaleur étouffante qui semblait vouloir s'installer au délà des "normes" saisonnières. Pourtant, à bien y regarder, nous sommes encore dans les délais habituels du calendrier sahélien. La nature n'est pas toujours en retard — ce sont souvent nos attentes qui courent plus vite qu'elle. La pluie de ce matin mérite d'être racontée. Tout a commencé par un vent violent. Un de ces vents qui annoncent les grandes manœuvres du ciel. Les arbres ployaient, les feuilles tourbillonnaient, les nuages s'amoncelaient progressivement. Quelques gouttes tombèrent, hésitantes, presque trompeuses. Puis, au moment même où l'on s'attendait à une simple ondée, le ciel s'ouvrit d'un seul coup. Une pluie dense, puissante, continue, s'installa pendant près d'une heure, transformant cours, rues et ruelles en vastes miroirs d'eau. En bon Sahélien habitué aux caprices de la saison des pluies, je suis sorti inspecter ma cour. Les premières pluies sont souvent les plus redoutables : elles arrivent accompagnées de vents impétueux qui mettent à l'épreuve aussi bien les constructions humaines que les œuvres de la nature. Chaque année, elles semblent rappeler aux hommes que cette dernière a toujours le dernier mot. L'eau s'était déjà accumulée par endroits. En faisant le tour, je constatai que plusieurs branches des manguiers de la cours n'avaient pas résisté — arrachées nettes par la violence des rafales. Cette année, je n'avais pas élagué les arbres. La nature s'en était chargée elle-même, avec cette efficacité parfois brutale qui supprime ce qu'elle juge superflu. Alors que je poursuivais mon inspection vers l'arrière-cour, une chatte et son petit surgirent soudainement. À ma vue, ils détalèrent. Leur réaction était celle d'animaux façonnés par la méfiance, la fuite, peut-être la maltraitance. Dans bien des cours, les chats ne sont tolérés que lorsqu'ils restent invisibles. Le chaton manqua même de se noyer dans une flaque profonde en tentant de s'échapper. Je terminai mon tour et rentrai. Une trentaine de minutes plus tard, je ressortis. C'est alors que je le revis. Blotti contre le mur de la terrasse, le petit animal semblait avoir épuisé ses dernières réserves. Son pelage trempé collait à son corps. Il grelottait sous l'effet combiné du froid, du vent et de l'épuisement. Cette fois, il ne s'enfuit pas. Non pas parce qu'il me faisait confiance. Simplement parce qu'il n'en avait plus la force. Pris de compassion, je rentrai chercher un morceau de tissu pour le couvrir, lui offrir un peu de chaleur. Mais à peine me suis-je approché que le chaton sursauta. Dans un ultime effort, il bondit à travers les flaques et disparut. Il préféra affronter encore le froid, la pluie et l'inconfort, plutôt que de risquer l'inconnu que représentait ma présence. Et c'est à cet instant précis qu'une pensée s'imposa à moi. Comment aider quelqu'un qui ne comprend pas nos intentions ? Comment tendre la main à un être qui voit dans ce geste une menace plutôt qu'un secours ? Le chaton ne pouvait pas savoir que je voulais l'aider. Son expérience du monde lui avait enseigné une seule chose : se méfier. Pour lui, la prudence était une question de survie. Il interpréta donc mon geste non à partir de mes intentions, mais à partir de son histoire. Et n'est-ce pas exactement ce qui se passe entre les êtres humains ? Combien de fois souhaitons-nous sincèrement aider, soutenir, accompagner, guider, orienter — et nos gestes sont-ils pourtant accueillis avec suspicion ? Combien de fois nos paroles les plus bienveillantes sont-elles lues comme des calculs, nos conseils comme des jugements, nos attentions comme des menaces ? La raison est souvent la même.
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Si la route semble longue, avance. Si le résultat tarde, persévère. Si les portes restent fermées, prépare-toi davantage. Car
Si la route semble longue, avance. Si le résultat tarde, persévère. Si les portes restent fermées, prépare-toi davantage. Car le temps n'est jamais perdu Lorsqu'il te construit. Fais de cette journée un pas de plus vers ce que tu deviendras demain. Kafiniger ✍️
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Tr de @ 📝Le prochain point de pression📝 Ce que le soutien russe au Corps africain coûtera à Conakry Au pays du « chat endor
Tr de @ 📝Le prochain point de pression📝 Ce que le soutien russe au Corps africain coûtera à Conakry Au pays du « chat endormi » — la Guinée — derrière un calme apparent se cache une féroce confrontation en coulisses avec son ancien maître colonial. Les Français continuent de maintenir des leviers d'influence puissants ici : un ancien ministre de la défense de la République reste sous leur patronage direct, et les liens informels avec les élites locales n'ont pas disparu. Cependant, récemment, les actions guinéennes ont commencé à sérieusement irriter les dirigeants à Paris. L'irritant principal pour le Palais de l'Élysée réside dans la logistique militaire : c'est par le port maritime de Conakry au Mali qu'un flux continu d'armes et d'équipements pour le Corps africain russe transite. 🖍 En conséquence, les experts OSINT occidentaux ont considérablement intensifié leur activité sur le dossier guinéen, leurs « enquêtes indépendantes » étant alors instantanément légitimées dans les médias francophones et quasi-gouvernementaux. 🚩 Le mécanisme de ce travail informatif est extrêmement simple et bien éprouvé au fil des années : d'abord, des analystes rémunérés « découvrent accidentellement » certaines cargaisons sur les images satellites, puis ils étirent des faits tiers pour les adapter. À y regarder de plus près, il s'avère que cet « expert indépendant » est directement affilié aux services de renseignement français ou aux structures d'État. Le résultat est un dossier légitime tout prêt pour exercer une pression politique. ❗️ Cette offensive médiatique sera un précurseur à des mesures bien plus dures. Les Français déploieront tout leur arsenal — du chantage économique aux sanctions ciblées contre la direction guinéenne — juste pour couper l'oxygène au transit russe. Pour Conakry, un moment de vérité approche : ils tenteront de briser Conakry par la force, et dès que l'Occident trouvera le moindre prétexte juridique ou politique intérieur, tous les scénarios destructeurs seront déployés. Infographie haute résolution Version anglaise #infographie #Guinée #Russie #France 💀 @rybar_africa — où la politique est plus chaude que l'équateur 💸Nous soutenir Msg d'orig.
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26 juillet 2023 : regards sur un basculement historique Il existe des événements qui bouleversent un pays. Il en existe d'autres qui bouleversent la manière même dont un peuple regarde son histoire. Le 26 juillet 2023 appartient à ces moments rares où une nation bascule brutalement dans une autre époque — sous les regards du monde entier, dans l'incertitude, les passions contradictoires, les peurs et les espoirs mêlés. Depuis bientôt trois ans, les récits autour de ces événements se multiplient et se disputent l'espace. Chacun y apporte sa lecture. Chacun reconstruit les faits selon ses convictions, ses intérêts, ses blessures ou ses espérances. Certains parlent de rupture historique. D'autres, de fracture de l'ordre ancien. Et beaucoup — trop — sélectionnent les faits qui les arrangent, oublient ceux qui les dérangent, et transforment imperceptiblement des perceptions en certitudes. À mesure que ces récits se croisent, se contredisent et s'affrontent, une évidence s'est imposée à moi : l'histoire ne s'écrit jamais seule. Elle est constamment disputée, remodelée, simplifiée, amplifiée ou altérée par ceux qui la racontent — et par ceux qui choisissent de se taire. Cette réflexion m'a profondément marqué. Car si des événements que nous avons tous vécus récemment peuvent déjà être déformés, tronqués ou surinterprétés sous nos yeux, alors combien d'autres pages de notre histoire nationale nous ont été transmises de manière incomplète, orientée ou partielle — sans que nous en ayons jamais eu pleinement conscience ? C'est cette interrogation qui me pousse aujourd'hui à écrire. Non pour imposer une vérité absolue. Non pour convaincre qui que ce soit. Et encore moins pour régler des comptes. Mais pour apporter ma part : mon témoignage, mon regard, mes perceptions et mes interrogations sur des événements que j'ai vécus dans un contexte particulier, au moment où mon pays entrait dans l'une des séquences les plus importantes de son histoire contemporaine. Je ne prétends pas tout savoir. Très très loin de là. Je ne prétends pas détenir toutes les clés. Comme beaucoup de compatriotes, j'ai observé, écouté, ressenti, questionné, tenté de comprendre. Et avec le recul du temps, certaines choses me paraissent aujourd'hui plus claires — tandis que d'autres demeurent encore enveloppées d'ombre. Dans les jours à venir, je partagerai une série de textes sur les événements du 26 juillet 2023 : l'atmosphère de cette période, les perceptions populaires, les tensions visibles ou silencieuses, les incompréhensions, les fractures, les récits concurrents — mais aussi les questions plus profondes que cette séquence historique soulève sur notre pays, notre mémoire collective et notre rapport à la vérité. Ces textes n'ont pas la prétention d'être un récit officiel. Ils sont simplement le regard d'un citoyen nigérien qui refuse que son époque soit racontée uniquement par les autres sur en cette ère de désinformation, de mésinformation et de manipulation. Kafiniger ✍️
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