بسم الله الرحمن الرحيم
Quand la Hijra devient un commerce
Le Prophète ﷺ a dit en s'adressant à un vendeur de dattes : "
Celui qui trompe ne fait pas partie des miens. »
(Muslim 102)
Ce hadith montre clairement que la tromperie dans le commerce est interdite. Certains savants considérent cela comme un grand péché, car l’expression « ne fait pas partie des miens » indique une menace sévère.
📱Aujourd’hui, avec l’essor du commerce en ligne et des réseaux sociaux, de
nouvelles formes de tromperie ont vu le jour.
Et parmi les plus graves, sans aucun doute, celles qui concernent le
commerce de la religion.
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L’un des exemples les plus flagrants est ce que l’on peut appeler le commerce de la Hijra.
Depuis plusieurs années, certains individus ont fait de la Hijra de leurs frères et sœurs francophones un commerce lucratif.
En soi, le fait de proposer un service rémunéré n’est pas interdit, car tout service mérite salaire.
Mais le problème réside dans le manque d’honnêteté, de transparence et de bienveillance envers une clientèle ciblée et animée par un désir sincère de se rapprocher d’Allah.
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Sous couvert de religion, ces personnes se présentent comme des conseillers soucieux de votre bien-être et de votre réussite religieuse à travers l’accompagnement à la Hijra.
Mais dans les faits,
ils orientent volontairement vers ce qui sert leurs propres intérêts, en occultant de nombreux paramètres susceptibles de mettre en péril cette Hijra.
Par ailleurs, le conseil en Islam est une adoration immense.
📚 Le Prophète ﷺ a dit :
«
La religion, c’est le bon conseil. » (Muslim 55)
Or, parmi les conditions fondamentales du conseil sincère figure le fait qu’il soit prodigué exclusivement dans l’intérêt de la personne conseillée, et non dans un objectif lucratif déguisé, et qu’il soit donné avec science et clairvoyance.
Ces «
conseillers », dans la plupart des cas, n’ont ni l’expérience réelle pour en parler, ni la sincérité requise.
Parmi les exemples concrets figurent les fameux « packs Hijra en Arabie » proposés sur de nombreux comptes Instagram ou Twitter.
Tous ou presque vendent une Hijra facile, simple, clé en main, à Médine ou à La Mecque ou à Ryad.
Ils mettent en avant les nombreux avantages de la vie en Arabie - et ils sont réels, personne ne le nie - mais occultent volontairement le point central et le pilier de toute Hijra réussie :
la difficulté administrative.
🗞 Un titre de séjour renouvelable chaque année implique, par définition, un risque annuel de non-renouvellement.
C’est une réalité simple, mais rarement évoquée.
Cette insécurité administrative entraîne des conséquences financières lourdes, psychologiques et familiales. Les taxes mensuelles imposées sur les membres de la famille sont rarement voir jamais mentionnés.
📅 De même, parler de Hijra avec des visas de plusieurs années nécessitant une sortie du territoire tous les trois mois relève d’une profonde méconnaissance du sens même de cette immense adoration.
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La Hijra, c’est quitter la France pour ne plus y revenir.
Et ne plus revenir implique des choix administratifs et financiers réfléchis, stables et intelligents.
💡Ces choix doivent être orientés par des conseils sincères, émanant de personnes réellement bienveillantes, désintéressées, possédant une connaissance théorique et surtout pratique de la Hijra pour en parler avec responsabilité.
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Certains rétorqueront que les difficultés administratives existent également dans d’autres pays. Et cela est vrai. Toutefois, rares sont qui peuvent en en tirer profit.
💳 De plus, beaucoup de personnes bénéficient aujourd’hui d’une nationalité ou d’un conjoint possédant la nationalité du pays d’accueil, ce qui sécurise la Hijra, au minimum pour eux-mêmes et pour leur famille.
☝️🏼Quant aux familles de convertis, les difficultés sont malheureusement bien réelles, et ce, dans la plupart des pays. Leur situation est souvent plus complexe, plus précaire et plus éprouvante.
Mais leur récompense auprès d’Allah n’en sera que plus grande, inshā Allah.
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