🌱
Ils construisent ce que nous défendons depuis des années. Et aujourd'hui, ils ont besoin de nous.
Depuis le temps que nous disons qu'il ne suffit pas de dénoncer, qu'il faut construire à côté. Au Bénin, dans la commune de Ouèssè, il y a des gens qui l'ont fait.
En octobre 2023, il n'y avait rien. Cinquante hectares de terre nue.
Aujourd'hui, sur le domaine :
➤ un forage de 100 mètres alimenté par pompe solaire, et un château d'eau
➤ une installation solaire hors réseau, sans aucun opérateur
➤ onze cultures vivrières et médicinales, une unité d'huile d'arachide
➤ une champignonnière avec son propre laboratoire de semences
➤ 200 poules pondeuses bio en liberté
Et ceci, qui vaut tous les discours :
l'eau potable est vendue aux habitants du village pour quelques centimes d'euro. Dans une commune de 150 000 habitants longtemps laissée de côté.
Treize personnes font vivre ce lieu, dont sept en permanence. Sans subvention. Sans grande ONG. Sans rien demander à personne.
Regardez, c'est court :
➡️
https://youtu.be/6Ukg_HY5We0
Ce n'est pas un écolieu de plus
Il en existe des centaines, et beaucoup s'épuisent en trois ans. Toujours pour les deux mêmes raisons : l'argent finit par manquer, et quelqu'un finit par décider tout seul.
Ici, les deux problèmes ont été traités dès le départ.
La gouvernance passe par une DAO, une organisation régie par des règles publiques appliquées automatiquement, sans direction centrale. Décision par consentement, jamais par vote majoritaire. Et cette règle, que je n'avais jamais vue appliquée sérieusement nulle part :
une heure de travail pèse le même poids qu'un apport en capital. Ce sont les gens qui vivent là qui décident de ce qui s'y passe.
Le financement passe par la finance décentralisée, sans banque et sans intermédiaire. Une part des gains générés revient à la trésorerie commune, qui finance les projets de terrain. Le lieu n'a donc pas à tendre la main tous les six mois : il est alimenté par un flux qui existe de toute façon.
C'est ce que nous cherchons depuis des années : des outils qui rendent la collaboration soutenable plutôt que de reposer sur l'épuisement de quelques-uns.
Et ce n'est que le premier
Ouèssè n'est pas une destination, c'est un prototype. Trois sites sont déjà ouverts au Bénin, un quatrième est en cours d'identification en Asie, et le modèle est pensé pour être reproduit partout.
Un réseau d'écolieux autonomes, souverains, reliés entre eux. Où l'eau, l'énergie, la nourriture, le travail, l'argent et le droit de décider existent en dehors de tout pouvoir central.
Le jour où ça existe à trente endroits, ce n'est plus une alternative. C'est une émancipation réelle, et le rapport de force change de camp.
Ce qu'ils demandent aujourd'hui
Une campagne est en ligne sur Ulule. Elle finance du matériel qui manque là, tout de suite. Ils ne demandent pas grand-chose. Ils ont juste besoin de nous, maintenant.
Sur ce genre de campagne, les premiers jours décident de la visibilité que la plateforme accordera.
Une petite contribution aujourd'hui pèse bien plus qu'une grosse dans trois semaines. Et si vous ne pouvez rien donner, partagez : c'est gratuit, et ça compte autant.
Soutenir ce projet, ce n'est pas faire un don. C'est participer à la co-création du monde de demain.
Un Notre Monde. Celui que nous défendons ici depuis le premier jour.
👉
Contribuer à la campagne :
➡️
https://fr.ulule.com/cite-du-vivant/
📖
J'ai tout détaillé dans un article, DAO, blockchain et finance décentralisée expliquées pour ceux qui découvrent ces mots :
➡️
https://quartierlibre.tv/articles/cite-du-vivant-ce-qui-se-construit-au-benin/
Parmi les cofondateurs, il y a
Cédric Charles, que certains connaissent : il était déjà sur Quartier Libre en juin 2023, dans la série
On fait quoi maintenant ? sur la souveraineté monétaire. Trois ans après, il finance un forage au Bénin avec exactement les outils dont nous parlions. Je vais l'inviter à revenir en parler.
Bonne soirée à tous
Johann